The news is by your side.

Sommet de l’UA : une présence remarquée d’Abdoulaye Kourouma, président du parti RRD

les Annonces 224

Alors que le 38? Sommet des chefs d’État de l’Union africaine (UA) s’est ouvert ce samedi 15 février sans la Guinée, le Mali, le Burkina Faso et le Niger, suspendus de l’organisation pour rupture de l’ordre constitutionnel, une voix guinéenne s’est néanmoins fait entendre dans les coulisses. Il s’agit de celle d’Abdoulaye Kourouma, président du Rassemblement pour la Renaissance et le Développement (RRD).

Invité en tant que vice-président des mouvements politiques panafricains, l’opposant guinéen a affirmé mener une médiation discrète en faveur du retour des États sanctionnés au sein de l’organisation continentale.

Une offensive diplomatique dans les couloirs du sommet

« Bien que la Guinée ne soit pas officiellement présente, je travaille activement pour son retour à l’Union africaine (…). », a confié Abdoulaye Kourouma.

Selon lui, plusieurs chefs d’État et hommes d’affaires influents se montrent réceptifs à cette démarche.

Parmi les soutiens obtenus, il cite le président sud-africain Cyril Ramaphosa, le chef de l’État tchadien Mahamat Idriss Déby Itno, le Nigérian Bola Tinubu, le Comorien Azali Assoumani et le Burundais Évariste Ndayishimiye.

Il évoque également des discussions avec le milliardaire nigérian Aliko Dangote pour qu’il use de son influence en faveur d’une réintégration de ces pays dans l’organisation panafricaine.

« Si l’Afrique se veut unie, elle ne doit exclure aucun de ses fils. J’ai plaidé auprès des dirigeants présents pour qu’une solution soit trouvée afin de réintégrer ces pays malgré la situation qu’ils traversen.t », a insisté Abdoulaye Kourouma.

Une Union africaine face à ses contradictions

L’Union africaine, qui prône l’unité et la solidarité entre les nations du continent, se retrouve confrontée à ses propres dilemmes.

D’un côté, elle sanctionne les États dirigés par des régimes militaires, de l’autre, elle doit composer avec leur poids géopolitique et économique.

Alors que les discussions à Addis-Abeba se poursuivent, la question du retour des pays suspendus reste en suspens.

Mais une chose est certaine. Malgré l’absence officielle de la Guinée au sommet, son avenir dans l’organisation a bien été évoqué dans les coulisses.

Mohamed Sylla

À LIRE AUSSI