Depuis le 15 août dernier, le média en ligne Guinéematin n’était pas visible par ses abonnés en Guinée. Une situation qui lui a fait perdre sa place dans le classement des sites les plus lus en Guinée. Cette libération fait suite à plusieurs démarches que le Syndicat des professionnels de la presse en Guinée a menées avec des associations affiliées.
Cette libération fait suite à plusieurs démarches que le Syndicat des professionnels de la presse en Guinée a menées avec des associations affiliées : « Dans toutes nos communications, on disait qu’il suffit de libérer Guineematin, vous n’avez plus besoin de nous rencontrer ou de nous appeler. Nous, on va certainement stopper la dynamique, donc pour être en cohérence avec nos déclarations, nous avons tenu une réunion et il a été décidé de suspendre nos actions de protestation. Ce qui fait que l’acte 2 de l’assaut de la dignité n’aura pas lieu. La polémique est derrière nous. Peut-être d’autres combats nous attendent parce qu’il faut s’attendre à tout. Nous ne pouvons pas faire l’annonce sans pour autant vous remercier, chers confrères, pour votre élan de solidarité dont, vous avez fait montre », a exprimé le secrétaire général du SPPG.
L’administrateur général du site a exprimé sa joie lors d’une conférence de presse organisée par le SPPG pour faire le point sur la situation du média, remerciant tous ceux qui ont contribué à la libération de son site : « Merci au syndicat, il n’y a pas eu que le syndicat, il y a beaucoup de personnes qui ont essayé le mieux qu’ils ont pu, il y en a qui ont utilisé leurs téléphones, il y en a qui se sont déplacées pour aller voir des personnalités autour de la table, vous retrouvez le doyen Amadou Diallo, qui n’est pas actif, qui était correspondant de la BBC, mais qui fait partie des personnes qui se sont mouillées pour qu’on libère le site. Ce qui est indéniable, c’est qu’on a vu le syndicat dans la rue, au-delà des déclarations, au-delà de ce qu’il a dit, on a investigué et on vous accompagne. Au-delà de tout cela, on a vu le syndicat dans la rue se faire maltraiter, se faire interpeller, blesser, attaquer, mais il a tenu. En tant que chef de cette entreprise, je n’ai pas les mots pour remercier, pour exprimer suffisamment le ressenti qu’on a », a reconnu Nouhou Baldé.
Sur l’impact que ce blocus a sur son site et ses employés, Nouhou Baldé estime que cela a causé beaucoup de dégâts sur la visibilité de son organe, ce qui ne sera pas difficile à rattraper : « Là où l’impact est le plus visible, c’est au niveau de notre classement, qui était en chute libre pendant cette période-là, depuis le 15 août. Vous savez, la majorité de nos lecteurs se trouvent en Guinée. La force qu’on a sur les réseaux sociaux, ce n’est pas aussi difficile de se repositionner, on a plus d’un million d’abonnés sur Facebook, plus de 100 milles sur X (Twiter) et sur les autres réseaux sociaux » s’est montré optimiste le patron de Guinée matin.
Le syndicat des professionnels de la presse en Guinée invite les journalistes à ne pas baisser les bras dans la lutte pour la liberté d’expression en Guinée, parce qu’il estime que d’autres voudront faire taire les journalistes.
Ibrahima Sory Soumah /Bintou Fofana


