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Kindia : Le procès de l’ex-recteur renvoyé à 2 mars prochain

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Le procès de monsieur Jacques Kourouma, ex-recteur de l’université de Kindia aussitôt ouvert ce mardi 16 février 2021 par le Tribunal de première instance de Kindia, a été renvoyé pour le 2 mars prochain. Motif invoqué, l’absence de ses avocats. Jacques Kourouma est poursuivi pour faux, usage de faux et l’usurpation de titre de Doctorat par Abdoulaye Dine Souaré. Activiste guinéen de la société civile.

Ce mardi matin, maître Tcherno Souleymane Barry, avocat d’Abdoulaye Dine Souaré, a parlé à la presse. « Il faut rappeler que le droit permet au citoyen, lorsqu’il a connaissance d’une infraction, de porter le dossier devant le procureur de la République par voix de dénonciation. C’est ainsi que monsieur Aboubacar Dine Souaré s’est rendu compte que Jacques Kourouma se dit docteur. Mais il n’a pas son Doctorat. Il a été étudiant de cette université. Mais sans avoir son Doctorat. Il y a le diplôme qui porte le nom avec le titre Docteur Jacques Kourouma. Il a fait une dénonciation. Et cette dénonciation a été acceptée par le procureur de la République de Kindia et orientée en information. Et aujourd’hui, une ordonnance de non-lieu a été rendue. Et nous avons contesté ce non-lieu. Parce que pour nous, il est établi que le diplôme est faux. Et il y a eu usage de faux et usurpation de titre. L’affaire est portée devant la deuxième chambre d’instruction de la Cour d’appel, et la chambre nous a donné raison. Il a renvoyé directement Jacques devant le tribunal compétent. Pour être jugé pour des faits de faux, usage de faux et usurpation de titre. Et grande a été notre surprise ce matin, nous sommes dans la salle, le prévenu également. Il invoque de fait que ses avocats ne sont pas présents. En pareille circonstance, vous avez en matière pénale, le président peut directement juger Jacques Kourouma et même révoqué sa liberté et l’envoyé en prison. En attendant la poursuite des débats », a expliqué l’avocat de la partie civile.

Pour sa part, Jacques Kourouma se dit étonné et voit l’instrumentalisation derrière cette affaire : « D’abord Aboubacar Dine, je ne le connais pas. Il n’a jamais été mon étudiant. Jamais ! Je l’ai vu pour la première fois le 4 juillet 2019, quand il est venu pour faire le charlatanisme. On l’a arrêté. C’est ce jour-là que je l’ai vu. Alors ce garçon se confond de moi. Quel est son intérêt, pourquoi, qui est derrière ? Si je me suis tu jusqu’à maintenant, c’est parce je voulais savoir qui est derrière cette marionnette. C’est pourquoi je viens aujourd’hui. Ça n’a fait que trop durer. Ça m’empêche dans mes mouvements. J’ai dit il faut que je vienne. Et puis bizarrement, la juridiction veut que quand quelqu’un est accusé, et on veut le juger, qu’il soit situé. C’est à dire on l’envoie une convocation. Qui dise demain ou après-demain. Ou telle date vous devez être jugé. Ça n’a pas été le cas dans ce dossier », se plaint Jacques Kourouma

Jacques de continuer : « Vendredi dernier, quelqu’un m’appelle pour me dire : ah ! tu as été condamné ! J’ai dit mais c’est une blague. Condamné pourquoi et par qui ? Je me suis rendu compte qu’Aboubacar Dine est encore venu pour dire qu’il faut le dédommager. Donc, hier je suis venu faire opposition à ce verdict. Et par hasard je vois au-dessus du tableau, je vois mon nom là-bas que je suis jugé aujourd’hui. Je ne pense pas que c’est le droit. Je ne pense que c’est le respect du droit. Donc, je suis venu pour demander un renvoi afin de permettre à mes avocats de se préparer. »

Kindia Rachid Camara pour ConakryInfos.com

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