Après le contrôle de l’effectif de l’éducation, la Fonction publique a gelé les salaires de 11.148 enseignants tant à Conakry qu’à l’intérieur du pays.
C’est le ministre de l’Education nationale et de l’Alphabétisation, Mory Sangaré qui a fait l’annonce mercredi 26 septembre, en compagnie du conseiller du président de la République chargé de l’éducation, le Dr Bano Barry.
Selon le Dr Barry, 48.871 enseignants étaient concernés par cette opération de contrôle qui a été effectuée entre mars et mai 2018.
Parmi ces enseignants soumis au contrôle, poursuit-il, 11.148 enseignants ont été déclarés fictifs tant à Conakry qu’à l’intérieur du pays. Or, précise-t-il, parmi « ces fictifs », 10.000 enseignants s’étaient fait enrôler lors du dernier recensement biométrique initié par le ministère de la fonction publique, de la réforme et de la modernisation de l’administration.
Dans la foulée, le ministre Mory Sangaré a rappelé que l’opération de contrôle de l’effectif de l’éducation a été confiée, sur ordre du président de la République, au ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation à travers les gouverneurs, les préfets et les sous-préfets.
Face au gel des salaires des 11.148 enseignants concernés, le secrétaire général du ministère de la fonction publique, de la réforme et de la modernisation de l’administration, Eugène Falikou Yomalo a précisé qu’ils ont trois pour se justifier, afin de débloquer leur salaire.
« Quiconque n’arrive pas à se justifier sera purement et simplement radié de l’effectif de la fonction publique », a averti M. Yamalo.
Dans une de ses sorties médiatiques, le président Alpha Condé est monté au créneau pour annoncer que tout enseignant fictif sera radié de l’effectif de la fonction publique. Il avait faitcette annonce à cause des multiples revendications du syndicat libres des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG) dirigé par Aboubacar Soumah.
Mohamed Sylla
