Après avoir signé alliance avec le parti au pouvoir, le RPG Arc-en-ciel, pour la réélection du président Alpha Condé en 2015, le président de la Génération citoyenne (GeCi), Fodé Mohamed Soumah a adressé le 23 septembre dernier, au coordinateur général de la COPAM, une lettre pour lui faire part de sa démission de la mouvance présidentielle.
Selon la GeCi, « à mi-mandat, après un long silence solidaire, le parti a pris la décision de se démarquer de la majorité présidentielle. Car, poursuit-il, le candidat Alpha Condé n’a pas respecté ses promesses de campagne, ni fait avancer le pays ».
Trois jours après cette décision de M. Soumah, le coordinateur général de la coalition des partis alliés de la mouvance présidentielle (COPAM), Elhadj Bouna Keita est monté au créneau pour réagir par rapport à la lettre qui lui a été adressée.
« En m’adressant sa lettre de démission, je trouve le geste de Soumah comme celui d’un homme troublé ne sachant plus où aller. Ce n’est pas avec moi que la GeCi avait signé l’alliance, mais plutôt avec le RPG Arc-en-ciel. Moi, je suis le coordinateur général des partis alliés à la mouvance présidentielle, mais je ne gère pas les alliances scellées entre ces partis politiques et le parti au pouvoir », a rappelé M. Keita.
Et de marteler : « Au lieu de m’écrire en tant que coordinateur de la COPAM, pourquoi M. Soumah n’a pas écrit directement au RPG Arc-en-ciel pour lui faire part de sa démission ».
Malgré l’annonce de la décision de la GeCi, Elhadj Bouna Keita se dit être loyal au parti au pouvoir et au président Alpha Condé.
« Si la GeCi rompt son alliance avec le parti au pouvoir, nous considérons cela comme un non-événement. M. Soumah a quitté l’opposition pour venir dans la mouvance, s’il y retourne, ça n’engage que lui. Quant à moi, je suis et je reste un allié inconditionnel du RPG Arc-en-ciel et du professeur Alpha Condé », a-t-il indiqué.
Avant d’avertir la GeCi et son président : « Si le président de la GeCi veut s’attaquer à moi comme si j’étais celui avec qui il avait signé l’alliance, il me trouvera devant lui ».
Mohamed Sylla
