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Kankan : Fermeture de 7 usines de production clandestine d’eau, 13 personnes interpelées

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Des usines de productions d’eau clandestinement branchées  sur des  forages publics ont toutes été désinstallées et hermétiquement fermées par les autorités préfectorales accompagnées par des agents de la police.

Pour le moment, sept usines de la commune urbaine de Kankan sont concernées par ces branchements  frauduleux. Ce sont : eau Doudia, eau Tinkisso, eau Sanankoro Djigbè, eau populaire de Guinée, eau Familia, eau minérale Rahim, eau Cissela et une autre qui n’a pas de nom.

Sur les lieux nous avons constaté, l’existence des tuyaux souterrains qui étaient reliés à des forages pour ravitailler en eau ses usines de production, privant ainsi en eau potable les populations des différents quartiers.

Par ailleurs, treize personnes  ont été arrêtées, y compris certains propriétaires d’usines et sont différées  au commissariat central de la police pour des auditions.

Ce démantèlement a été enclenché à la suite d’une pénurie d’eau sans précédent dans la ville de Kankan. C’est ainsi  que les autorités préfectorales ont ouvert des enquêtes pour comprendre les causes de cette pénurie.

« Pour comprendre les causes de cette pénurie, nous avons été alertés par le SNAP et la SEG de Kankan », a déclaré le préfet de Kankan, Aziz Diop.

Selon un laborantin contacté par Conakiryinfos, au-delà de cette installation clandestine, ces eaux sont impropres à la consommation.

Sur les installations de la société eau Djigbè située au quartier Dar-es-salam, après la désinstallation des tuyaux qui alimentaient l’entreprise, c’est de l’eau sale et de la graisse que nous avons vu sortir.

Pour le préfet Kankan, plusieurs cadres  préfectoraux et les chefs des quartiers sont complices. « Je promet de démanteler tout le réseau », a indiqué Aziz Diop.

De sources concordantes, des chefs de quartiers auraient reçu une somme 5 millions de francs guinéens pour permettre aux promoteurs d’installer leurs usines.

A rappeler qu’il existe aujourd’hui une soixantaine d’usines de production d’eau à Kankan dont la majorité opère dans la clandestinité.

Aux dernières nouvelles, quatre chefs de quartiers et le président de la jeunesse du quartier Hèrèmakonon ont été suspendus de leurs fonctions.

 

 

Fatoumata Diawara, correspondante régionale à Kankan

Tel: 622 27 82 30

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