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La HAC conteste le rapport 2018 de Reporters sans Frontières qui classe la Guinée 104e sur 180

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Dans son rapport 2018 sur la liberté de presse, l’ONG Reporters sans Frontières (RSF) a classé la Guinée 104e, alors qu’en 2017, elle était classée 101e sur 180.

Un classement que les autorités guinéennes, à commencer par le président de la République, Alpha Condé, conteste avec la plus grande énergie.

Dans un communiqué de presse rendu public jeudi 02 mai, la HAC (Haute Autorité de la Communication) a aussi contesté le rang octroyé à la Guinée par RSF. Selon le communiqué signé par sa présidente, Mme Martine Condé, la HAC «  désapprouve totalement ce classement qui ne correspond aucunement à la réalité ».

La HAC a rappelé qu’en Guinée, la liberté de la presse qui est « est effective et totale », est consacrée par la Constitution et par une loi organique depuis plus d’un quart de siècle.

« Aucun journaliste n’a pas été menacé, arrêté ou emprisonné ces dernières années par les autorités guinéennes. Les nombreux dérapages constatés dans les médias en termes de violation de la déontologie, de diffamation et d’injures visant les autorités publiques ou d’atteinte à la sécurité de l’Etat ne donnent généralement lieu à aucune poursuite », a martelé Mme Martine Condé.

Pourtant, le rapport 2018 qui retire 3 points à la Guinée s’est basé sur les multiples exactions qu’ont subies les hommes de médias dans l’exercice de leur métier.

Le rapport 2018 cite par exemple, les propos du président Alpha Condé qui avait directement menacé de fermer les médias susceptibles de donner la parole à un leader syndical. Une déclaration qui aurait contribué à créer un climat d’hostilité à l’égard de la presse.

A cela s’ajoutent la fermeture de certaines radios et surtout la suspension de certains journalistes. Sans oublier le cas des journalistes qui ont été parfois pris à partie par des manifestants et des agents des forces de l’ordre.

Jeudi 03 mai, lors de la célébration de la journée mondiale de la liberté de la presse, le président Alpha Condé a exprimé son regret de voir la Guinée mal classée dans le rapport 2018 de Reporters sans Frontières.

« C’est étonnant que la Guinée soit classée 104ème, quand des pays africains dits démocratiques mieux placés, des journalistes sont arrêtés et emprisonnés pour injures au chef de l’Etat. Je pense que vous ne contribuez pas à l’améliorer l’image de la Guinée. Je pense qu’avant de parler de vous aider, qu’est-ce que vous avez fait ? Vous discréditez l’image du pays. Tous les progrès que nous avons faits depuis 2011 sont sous silence comme si on était dans un pays où on maltraitait », a-t-il regretté.

« Aucun journaliste n’a été arrêté par le gouvernement, encore moins tué. Je vois aujourd’hui la Mauritanie où des journalistes sont arrêtés tout le temps est 54ème. Nous, on est 104ème, parce que vous présentez une image de la presse en Guinée qui ne correspond pas à la réalité. Alors comment voulez-vous qu’on vous appuie quand vous faites en sorte que tous les efforts faits pour la liberté de la presse sont tus. Et dès qu’il y a la moindre chose, vous faites du bruit (…). Moi je ne suis pas prêt à m’engager derrière vous quand vous continuez à piétiner tous les progrès que nous avons faits pour la liberté de la presse. Comment la Guinée peut être placée 104ème ? Il faut vous poser la question : qui est responsable ? », s’est interrogé le président Alpha Condé.

 

 

Boua Kouyaté

Tel : 669 85 20 20

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