A l’instar des autres pays, la Guinée a célèbré ce ardi 1 er Mai 2018, la journée internationale du travail.
A Labé, l’événement a été délocalisé dans la sous-préfecture de Hafia en présence des autorités administratives, des centrales syndicales et les travailleurs pour conférer un éclat particulier à la cérémonie.
Mme Kadiatou Barry, membre du bureau exécutif de la CNTG et déléguée nationale de cet événement, a décrit les conditions de vies actuelles des travailleurs.
« Aujourd’hui, si on me disait de parler des travailleurs guinéens, je dirais que le travailleur guinéen avec ces multiples dialogues, ces multiples négociations de intersyndicale, nous sommes arrivés à obtenir beaucoup de choses pour les travailleurs guinéens. Pratiquement, nous avons obtenu 80% d’augmentation avec le gouvernement. Nous avons des salaires vraiment qui aujourd’hui, je ne dirais pas que ça atteint le plafond de ce que nous voulons, mais vraiment ça évolue par rapport à l’ancien salaire », a expliqué Mme Kadiatou Barry membre du bureau national de la CNTG.
Prenant part à la cérémonie, le gouverneur de la région administrative de Labé, Sadou Keïta s’est réjoui du déroulement de la cérémonie. Ila remercié l’Union régionale des travailleurs qui se charge de l’organisation de cette fête chaque année dans la région.
Il faut signaler que cette année, l’Union Syndicale des travailleurs de Guinée (USTG) de Labé n’a pas pris part à cette célébration de la journée internationale du travail. La CNTG a piloté seule les activités.
Selon le secrétaire général adjoint de l’USTG de Labé, Niama Baldé, la cause serait liée au manque de transparence entre sa structure syndicale et celle de la CNTG dirigée par Elhadj Lamine Sangaré.
Pour Niama Baldé, la CNTG se servait de son syndicat comme un instrument. Chose qui ne sera plus le cas.
Aïssatou Diallo, correspondante régionale de Conakryinfos
Tel : 654 51 60 90
