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Tabaski 2017 : A 24 heures de la fête, les moutons toujours chers dans les parcs à bétail !

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A l’instar de leurs coreligionnaires, les fidèles musulmans de Guinée fêteront ce vendredi 1er septembre, l’Aïd El Kebir ou fête des moutons.

A quelques heures de la célébration de cette fête, des citoyens désireux de faire ce sacrifice à l’image d’Abraham ont du mal à se procurer d’un mouton à cause du coût élevé au niveau des points de ventes des Bétails de Conakry.

C’est le cas du parc à bétail du quartier Belle-vue, dans la commune de Dixinn où le prix d’un mouton varie entre 800 000 à 1 850000 de francs guinéens, tandis qu’un bœuf se négocie entre 5 millions et  7 millions GNF.

Interrogé par Conakryinfos, un fidèle musulman venu acheter un bélier pour son père déplore la cherté des prix dans les parcs à bétail sans aucune intervention des autorités.

« Moi je viens d’acheter un mouton à 1 850 000 GNF à la suite d’une discussion qui a pris environ 30 minutes avant que vendeur ne revienne sur les meilleurs sentiments. L’on se demande dans quel pays on se trouve vraiment, quand les citoyens qui vivent ensemble n’ont aucun sentiment envers leurs confrères musulmans sous l’œil impuissant des autorités. Si ce n’est pas à cause de l’obligation religieuse qui concerne mon papa, je préfèrerais attendre après parce que ces gens-là sont trop chers. On dirait qu’ils ne sont pas musulmans », se plaint Salian Camara.

« Chaque année, nous sommes confrontés à ces mêmes difficultés. La question que je me pose est de savoir, quand-est-ce on va finir avec cette triste réalité dans notre pays pour le bonheur des fidèles musulmans ?, se demande-t-il.

Quant aux vendeurs de moutons, ils expliquent la flambée des prix par la rareté des moutons en Guinée qui les oblige à aller les chercher jusqu’au Mali.

« Les clients doivent comprendre que la flambée du prix des moutons est indépendamment de notre volonté, parce que, nous aussi, il va falloir qu’on se déplace loin vers les villages environs pour avoir ces moutons que vous voyez devant vous. Les bergers à cette occasion nous font payer chers, à notre tour avec le prix du transport par tête de mouton qui va jusqu’à  60 000 GNF. Nous sommes donc obligés de fixer les prix à 800 000 GNF et les vaches à 7 millions et de plus, selon la taille de chaque bétail. On fait tout cela pour pouvoir avoir aussi un bénéficie. Parfois, nous sommes obligés d’aller jusqu’au Mali Bamako pour avoir des moutons. Sans oublier les difficultés que nous traversons avec l’état des routes et surtout avec des policiers au niveau des barrages qui nous soutirent de l’argent. », a expliqué Mohamed Camara alias Diamant Bleu, vendeur de mouton au parc à bétail de Bellevue.

 

 

Facely Diawara

Tel 628514333

 

 

 

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