[dropcap]L[/dropcap]es constructions anarchiques et l’insalubrité de la capitale guinéenne défraient la chronique à quelques mois du début des grandes pluies.
Mercredi, alors qu’on est en plein mois de mars, des pluies torrentielles se sont abattues sur Conakry faisant un mort et d’importants dégâts matériels.
Le drame a été enregistré dans le quartier Kobaya, dans la haute banlieue de Conakry, où une femme a été violemment emportée par les pluies diluviennes ayant causé sa mort.
Quant aux dégâts matériels, ils ont été enregistrés dans tous les quartiers de la capitale guinéenne.
Au centre-ville dans la commune de Kaloum, les vents violents de ces pluies ont arraché le pylône de la radio privé Liberté fm, causant ainsi l’arrêt de ses émissions. A l’esplanade du Palais du Peuple, où se tient la Foire internationale de Conakry (FIC), les toits en bâche de nombre de stands ont été endommagés au grand dam des organisateurs et des exposants.
Dans les communes de Dixinn, Ratoma, Matam et Matoto, les pluies ont provoqué l’inondation des habitations, déversant sur la chaussée des ordures solides et liquides qui ont répandu dans les quartiers des odeurs de nuisance.
Jeudi matin, l’invasion du pont de l’aéroport par des eaux de pluie a attiré l’attention de tous les automobilistes qui ont emprunté l’autoroute Fidel Castro pour se rendre à leurs lieux de travail.
Les dégâts causés par ces premières pluies en pleine saison sèche devraient plutôt interpeller les autorités sur les risques d’inondation auxquels sont exposées les populations à quelques semaines du début des grandes pluies.
Mohamed Sylla
Conakryinfos.com
