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Boubacar Siddighy Diallo : « Les dialogues ne font qu’enfoncer le pays dans une situation de non-droit »

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boubacar-siddighy-diallo1[dropcap]A[/dropcap]u sortir du 9e round du dialogue inter-guinéen le jeudi 6 octobre, le président de ce cadre de concertation, le général Bouréma Condé, a indiqué que celui-ci a fait un pas de géant. Parce que les deux points inscrits à l’ordre du jour et qui ont fait l’objet de discussions très ardues ces derniers jours, ont pu être purgés. Ce qui est à l’avantage du peuple de Guinée, justifiait-il.

De l’avis du président de l’Union pour mouvement populaire (UMP), ce dialogue n’aura pas servi grand-chose. Parce que dépossédant, à la longue, les institutions du pays de leurs fonctionnements constitutionnels, pour les substituer des conclusions du dialogue.

« Ça dépend de ce qu’ils ont convenu du dialogue. Il vous souviendra que j’ai tiré la sonnette d’alarme depuis le dernier dialogue qui avait posé les actes de partage des communes. J’avais dit qu’il faut que les Guinéens soient vigilants, parce qu’à ce rythme-là, on va déposséder toutes les institutions du pays de leurs fonctionnements constitutionnels, pour les substituer des conclusions du dialogue. En ce moment, certains croyaient qu’on était alarmistes à l’UMP. Sauf que ces dernières propositions ne tiennent pas nécessairement des lois du pays, et que les gens se donnent des prérogatives qui enlèvent même l’âme de la Constitution, à savoir, partout où la loi qu’il faut faire les élections, eux ils peuvent convenir de ne pas le faire par des élections », soutient Boubacar Siddighy Diallo.

De l’avis du jeune opposant, « les dialogues ne font qu’enfoncer le pays dans une situation de non-droit. Il y a des institutions. Il y a des lois. Il y a des mécanismes de fonctionnement. Alors, pour nous, il faut absolument que chaque acteur politique étatique, que chaque institutions étatique ou paraétatique fonctionne en fonction des règles établies par la loi. Le dialogue n’a pas sa raison d’être encore une fois. Donc, je ne vois pas comment ils peuvent se féliciter d’avoir mené ce dialogue ».

Mady Bangoura

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