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Élections locales: Voici les raisons du non respect de la date initialement indiquée

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Etienne Soropogui, Directeur des opérations à la CENI
Etienne Soropogui, Directeur des opérations à la CENI

[dropcap]A[/dropcap] [dropcap][/dropcap] [dropcap][/dropcap]lors que la course est engagée contre la montre pour la tenue des élections locales initialement prévues au mois d’octobre, voilà que la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) vient d’évoquer l’impossibilité de tenir cette date, vu les nombreuses contraintes, notamment juridiques, jusque-là non levées.

Au sujet des élections au niveau des districts et quartiers, le directeur des Opérations de l’instance organisatrice de celles-ci a indiqué que c’est une loi qui devait être prise et qui devait régulariser le statut de ces collectivités-là.

«Vous savez en Guinée, il y a une disposition pertinente du Code électoral en son article 98 qui dispose que les collectivités locales sont différentes des circonscriptions territoriales qui sont les communes urbaines et rurales, ainsi que leurs sections que sont les districts et quartiers. Mais il se trouve que dans la contexture actuelle de nos textes de lois, le statut des quartiers et districts n’est pas légalement défini. C’est une loi qui doit venir définir cela», a confié Etienne Soropogui.

Aux dires du commissaire électorale, la Ceni est obligée d’attendre la fin de la Session des lois, avec l’espoir que les parlementaires prendront les dispositions pour faire voter cette loi. Et de poursuivre : «Nous faisons le constat que la session a été clôturée – je crois que c’était le 5 dernier – et que rien n’a été mis à la disposition de la Ceni pour que le statut des collectivités, notamment les districts et quartiers, soit régularisé».

«Donc, déduit Soropogui, le constat est que la Céni ne peut pas organiser au niveau de ces collectivités-là, pour la simple raison que leur statut juridique n’est pas régularisé. Par contre, la Céni pourrait organiser les élections au niveau des communes urbaines et rurales, parce qu’au niveau de ces collectivités-là, nous n’avons pas assez de contraintes qui s’opposent à la tenue des élections à ce niveau, en dehors des contraintes liées à la liste ou au nombre de conseillers que le ministère doit nous donner à travers un arrêté. Je crois que la prise d’un arrêté est aussi facile que ça, s’il y a la volonté des uns et des autres».

Mady Bangoura

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