[dropcap]A[/dropcap]près sa convocation à la direction des investigations judiciaires à la suite d’une plainte du procureur de la République pour « offense au Chef de l’Etat » après son discours controversé du samedi 30 juillet, le député de l’UFDG, Ousmane Gaoual Diallo a été placé sous mandat de dépôt avant d’être transféré à l’escadron mobile N°1 de Matam, où il passera la nuit en garde-à-vue, a-t-on appris de sources judiciaires.
Outre les accusations du procureur de la République, le jeune député est reproché de plusieurs autres chefs d’accusations formulées dans la plainte de trois cadres du RPG Arc-en-ciel (Malick Sankhon, Bantama Sow et Hady Barry) qui l’accusent également de « diffamation et de menaces de mort » dans une autre plainte déposée au tribunal de première instance de Dixinn.
Mardi 02 août, l’UFDG dirigé par le chef de file de l’opposition guinéenne, Cellou Dalein Diallo, a publié une déclaration pour condamner la décision du procureur de la République qu’elle a qualifiée d’instrumentalisation de justice.
« La Direction nationale de l’UFDG est profondément choquée par cette décision arbitraire qui ne vise qu’à neutraliser un adversaire politique et affaiblir l’Opposition », peut-on lire dans la déclaration .
« L’instrumentalisation de la justice pour intimider les responsables de l’UFDG et affaiblir l’opposition devient de plus en plus évidente; cette volonté de faire taire l’honorable Ousmane Gaoual Diallo n’en est qu’une autre illustration », martèle l’UFDG.
Mardi 30 juillet dernier, lors de l’assemblée hebdomadaire de l’UFDG à la Minière, le député Ousmane Gaoual Diallo a qualifié de pyromanes de la mouvance présidentielle, trois cadres du RPG Arc-en-ciel qu’il a menacés de représailles, selon des propos relayés par nos confrères de Visionguinee.
« Que ceux qui veulent soutenir Alpha Condé et sa tyrannie choisissent un autre jour, un autre itinéraire pour s’exprimer. Le 4 août, si on les voit dans la rue, ils seront là pour déclencher ce qui ne s’arrêtera jamais. Ce sera le carnage parce qu’on ne pardonnera pas. Je rappelle à tous les militants de l’UFDG, il faut qu’on localise, dès maintenant, les parents de Bantama Sow, de Malick Sankhon, de Hady Barry et tous ces pyromanes. Qu’on cherche leurs familles à Conakry, si un enfant est blessé, il faut qu’ils le paient dans leur propre chair », a publiquement déclaré Ousmane Gaoual Diallo sous les ovations des militants de l’UFDG.
En attendant l’évolution de la procédure judiciaire déjà en marche, Ousmane Gaoual Diallo continue de méditer sur son sort qui va certainement influer sur les prochaines marches projetées par l’opposition guinéenne.
Mohamed Sylla
Conakryinfos.com
