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Dansa Kourouma, président du CNOSCG: « La date d’octobre n’est plus tenable pour les élections»

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dansa-krma[dropcap]D[/dropcap]r Dansa Kourouma, président du Conseil national des organisations de la société civile guinéenne (CNOSCG) doute de la capacité de la CENI à pouvoir tenir le chronogramme électoral fixé pour le mois d’octobre 2016, pour le déroulement des élections communales et locales.

Dans cet entretien qu’il a accordé à votre semainier, le président du CNOSCG aborde également les sujets qui agitent la cité, notamment ceux portant sur l’éventualité d’un troisième mandat du président de la République, la cherté de vie…

Le Démocrate : Comment se porte le CNOSCG ?

Dr Dansa Kourouma : Le CNOSCG se porte bien.

Quelle lecture faites-vous de la situation sociopolitique actuelle du pays ?

Cette question est très complexe. Je pense que c’est tout un sujet de dissertation.

Dans sa conférence de presse du 15 mai dernier, Alpha Condé dit que c’est le peuple qui va décider oui ou non d’un nouveau mandat pour lui. Quelle est votre réaction ?

Vous savez que la constitution guinéenne est très claire. La durée et le nombre de mandats est de 5 ans renouvelable une seule fois. Nul ne peut briguer plus de deux mandats consécutifs ou pas. Ça c’est le premier verrou. Deuxièmement l’article 154 cite parmi les intangibilités le nombre et la durée du mandat. Donc c’est une situation où on ne peut pas tenter des aventures la-dans. Bien quand il dit que c’est le peuple qui décide, même si les gens se sont sentis un peu choqués, mais c’est le peuple qui décide. Quand on veut changer la constitution c’est le peuple qui décide d’accepter ou pas. Dans tous les pays du monde où les tentatives de modification ont échoué, c’est le peuple qui a décidé. Donc ça peut paraître rébarbatif. Mais au fond les Guinéens savent ce qu’ils veulent par rapport à l’évolution de leur pays. Je pense que ça ne doit pas beaucoup focaliser notre attention aujourd’hui.  Il y a des problèmes qui sont beaucoup plus sérieux qu’un troisième mandat à l’aube même du dernier. Donc pour moi on doit aborder ce sujet avec beaucoup de circonspection parce que le législateur a fini de travailler et ce travail reflète la volonté du peuple. A un moment tous les Guinéens étaient d’accord qu’on sorte un peu d’un mandat défini, parce qu’après avoir évalué ce que  ça constitue  en terme de retard pour le pays. Le choix du peuple est infaillible, ça doit s’imposer à tout le monde. Laissons le temps au temps. Concentrons-nous sur ce que les Guinéens vont manger, sur la qualité de l’éducation, sur les transports publics, sur l’énergie, sur l’économie parce que tout ça constitue aujourd’hui des défis importants pour notre pays. Ce n’est pas un débat sur le troisième mandat qui peut régler la sécurité alimentaire, la question de l’énergie, le déficit économique, bref il y a des sujets qui me semblent être des préoccupations des Guinéens sur lesquels on doit se penser au lieu de faire une fuite en avant sur quelque chose qu’on estime être impossible selon la constitution. Si le soubassement de notre démocratie, c’est la constitution, cette constitution je vous assure elle est  suffisamment solide.  Aujourd’hui pour la changer, il faut se lever très tôt.

Au cas où Alpha Condé organisait un référendum sur la question, quelle sera la position de la société civile guinéenne ?

Je ne peux pas vous dire ce qui va se passer dans quatre ans. Je ne suis pas un prophète. La raison d’être d’une société civile c’est de comprendre les textes et lois surtout la constitution et s’élever comme une sentinelle pour le défendre. Donc nous sommes prêts à défendre  les acquis démocratiques de la Guinée. C’est ça que nous avons choisi. On n’a pas fait des concours pour aller à la société civile. C’est une volonté, du bénévolat. On n’est pas payés. Donc sur ce point aucun référendum ne pourra être organisé pour modifier l’article 154 de la constitution. Si un juriste essaie de l’expliquer, c’est que c’est un faux juriste parce que c’est très clair. C’est cette constitution qui nous a permis d’organiser les élections en 2010 et en 2015. C’est impossible.

Les syndicats ont demandé la baisse du prix du carburant, idem que l’opposition. Pour beaucoup de citoyens la société civile est restée silencieuse là-dessus. Qu’est ce qui explique cela ?

Non, nous avons été les premiers à demander  la baisse du prix du carburant. Allez sur internet  vous tapez les déclarations. On a fait deux déclarations concernant la baisse du prix du carburant. Nous ne pouvons pas organiser des grèves  parce que les syndicats, se sont convenus avec nous d’être solidaires pour faire une même revendication.

Ce qui a été toujours le cas. Mais on s’est sentis trahis en cours de chemin. La grève a été interrompue sans la consultation de tous les acteurs. On ne sait pas ce qui s’est passé en dessous.

Qui vous a trahis?

J’ai très bien dis, je dis, nous avons décidé d’aller avec les syndicats pour poser une même revendication sur le carburant  parce que c’est un problème social. Au moment des négociations  les accords ont été obtenus sans nous consulter. Et on ne sait pas ce qui s’est passé. Je crois que j’ai intervenu sur les ‘’grandes gueules’’ (émission de grande écoute sur Espace fm, ndlr)  pour donner la position du CNOSCG par rapport au carburant et c’est une obligation pour l’Etat de baisser le carburant. Mais le grand piège c’est que l’accord syndicat, gouvernement et patronat est un piège pour le citoyen ‘’lambda’’ parce qu’on a mis le carburant comme paravent pour fouetter la conscience des Guinéens, pour qu’ils se mobilisent pour soutenir le mot d’ordre de grève, mais au finish ce n’était pas le problème fondamental. On savait bel et bien que l’Etat n’avait pas les moyens pour baisser le prix du carburant avant de déclencher la

grève. Mais on s’est joué de la population. C’est mon point de vue pour toujours, ça demeure. Y a d’autres voies de recours pour obtenir la baisse du prix du carburant. Mais pour l’instant nous attendons les conclusions des discussions avec le syndicat. Si le syndicat ne parvient pas à obtenir le soulagement de la population par rapport au carburant, la société civile se réserve le devoir d’engager d’autres actions pour que la vie chère d’une manière globale puisse être atténuée surtout à l’approche du moi de carême.

A votre avis qu’est ce qui explique le refus du gouvernement à baisser le prix du carburant ?

Il y a des contraintes économiques importantes d’accord. L’Etat n’a pas d’argent. Il faut être aveugle aujourd’hui de savoir, de penser que l’Etat a les moyens. Nous sommes au bord d’une crise économique importante. Tout ça ce n’est pas le problème. Il y a une crise économique mondiale déjà. Les pays africains  sont particulièrement fragilisés, même la Côte d’ Ivoire qui était montée en croissance un certain moment, les choses se sont rapidement effondrées parce qu’il y a une crise économique mondiale. Les sociétés multinationales sont devenues des mauvais payeurs. Les engagements par rapport à Rio Tinto n’ont pas été respectés. Il y a la mauvaise gestion financière de la résilience de l’épidémie ‘’Ebola’’. Il y a aussi les élections présidentielles passées. Il n’y a pas eu de comptes rendus, y a pas u de rapports sur la gestion des fonds publics pendant cette période.

Il faut reconnaître que l’impunité est encore au rendez-vous en Guinée. On ne parvient pas du tout à punir les fonctionnaires véreux qui sont responsables d’actes de corruption.

Vous dites l’Etat est pauvre. Donnez-nous des explications claires surtout à ceux qui ne comprennent pas ?

Ça veut dire que l’inflation a grimpé. Ça veut dire que les réserves de la Banque Centrale sont nulles. Ça veut dire que les prix des produits de première nécessité dans les marchés ont augmenté, surtout à l’annonce d’un moi important, le moi de carême. Nous sommes dans une situation où les réserves de change sont faibles. Autre chose, il y a une politique fiscale qui a été très gourmande, qui a surtaxé beaucoup de produits de première nécessité et aujourd’hui avec une croissance nulle et des taxes qui augmentent. Qui paie  le prix ? Ce sont les pauvres citoyens du pays. Je pense que la Guinée doit avoir une discipline budgétaire qui ne doit pas être influencée par les institutions de Breton Wood. Les Guinéens doivent comprendre que  plus nous gérons mieux  le peu qu’on a, la population doit bénéficier de l’impact de cette bonne gestion.

Vous avez parlé d’actions à entreprendre au cas où les syndicats ne vont pas aboutir. Quels sont ces actions ?

La constitution nous autorise beaucoup d’autres actions. Mais vous savez nous sommes dans un pays où il faut laisser le temps décanter.

Si vous vous précipitez pour donner votre stratégie, rapidement des dispositions peuvent être prises pour vous empêcher d’évoluer. Je crois que très sincèrement c’est une obligation pour le gouvernement à l’approche de ce moi de carême, de revoir le prix du carburant. Quand le peuple souffle, les dirigeants doivent être sensibles  et les actes à prendre  doivent permettre à soulager la population.

Un des gardes de l’UFDG arrêté dans le cadre de l’assassinat de Mohamed Koula Diallo a rendu l’âme  des suites de maladie, sans être jugé. Quels sont vos sentiments là-dessus M. Kourouma ?

Si en tant que bon musulman, la mort on se remet à la volonté de DIEU, mais ce qui me semble être important, c’est une obligation pour nous les Hommes sur la base des connaissances scientifiques et techniques de rétablir les raisons de la mort. Parce que, est-ce  la qualité des soins en prison ou la personne n’a pas été secourue à temps, ou bien y a d’autres actes qui ne sont pas des actes normaux qui ont favorisé la mort de la personne. N’eut été même si sur le plan politique la personne a une étiquette  d’un parti politique d’opposition, ça peut faire l’objet de spéculations. Mais au fait il faut un rapport certifié par les experts qui disent les raisons de la mort du monsieur. Parce que c’est une maladie qu’il avait avant de rentrer en prison, à ce que je sache, la personne avait une santé fragile avant d’être incarcérée.

L’incarcération peut être accélérée a été un facteur accélérateur de son état général. En tant que médecin, nous pouvons avoir un débat la dessus. En situation de détention et que la personne est d’une identité politique contraire au parti au pouvoir, ça doit faire l’objet d’un débat. Nous avons besoin d’une communication claire, étayée par un rapport d’expertise sur les conditions de la mort de Monsieur Bah.

Nous société civile, nous présentons les condoléances à la famille. Nous l’avons fait déjà à travers une lettre qu’on a transmise à l’UFDG pour partager leur peine  et demander à l’Etat  d’éclaircir les conditions de la mort de Monsieur Bah, même si la mort est une fatalité, même si ça se passe en milieu carcéral, ça oblige à l’administration pénitentiaire et la justice de faire la lumière.

Cette lumière peut aider les partis à s’en tenir à quelque chose de fiable.

Que pensez-vous des violences survenues lors de l’inauguration de la mosquée de Timbo ?

Nous tous nous avons déploré ce qui s’est passé à Timbo. Mais le message le plus important, la société guinéenne est une société qui s’est politisée à outrance. Même les actions qui sont les actions à caractère religieux, ces actions sont connotées politiquement, ce qui est très grave. Quand on veut inaugurer une mosquée de ce genre, les dispositions organisationnelles de sécurité devaient être prises pour sécuriser l’ensemble des invités qui viennent. Des personnes chanceuses comme nous. Quand nous avons vu la situation on n’a pas pu faire le déplacement. Parce que je n’ai pas de garde du corps. Je n’ai pas de possibilité d’assurer ma sécurité, j’ai préféré de ne pas partir tout en partageant la joie et l’allégresse avec la population de Timbo et du Fouta d’une manière globale.

 Au fait y a eu un problème organisationnel important. Les organisateurs ont sous estimé l’affluence et à l’intérieur tinté par des velléités politiques. Les Guinéens doivent remercier DIEU puisque dans certains pays, le bilan aurait pu être beaucoup plus lourd dans les mêmes conditions. Il y a des cas similaires qui se sont passés ailleurs. DIEU merci, il n’y a pas eu de mort en ce que je sache aujourd’hui, même s’il y a des blessés graves qu’on ait l’opportunité, que le comité d’organisation ait le courage de s’expliquer devant les autorités compétentes pour dire ce qui s’est passé. Pour moi c’est obligatoire, quand on met en place un comité d’organisation, il a une responsabilité administrative, technique, mais aussi pénale au cas où par mauvaise organisation ou mauvaise volonté des actes se produisent, qu’ils portent préjudices morales ou physiques à des individus où à des personnes qui ont été invités à se rendre. On ne peut pas inviter des personnes sans se soucier de leur sécurité. Pour moi il ne s’agit pas obligatoirement des forces de l’ordre, mais il s’agit de ceux qui ont préparé et organisé cette activité, ce rendez-vous religieux important. Donc je pense que ça explique une fois encore la faiblesse de notre système  sécuritaire et ça explique aussi la faiblesse de l’administration locale. Nous devons pouvoir tirer le meilleur enseignement et le comité d’organisation en a l’obligation de donner des explications.  Si nous continuons à politiser tout dans ce pays, la justice n’aura pas de sens.

De plus en plus des citoyens se plaignent de la justice qui n’arrive toujours pas à assumer son indépendance. Que préconise la société civile pour remédier à ce là ?

On est conscient que malgré la reforme de la justice, c’est vrai on disait que c’est parce que les magistrats étaient mal payés que la justice ne parvenait pas à jouer son rôle. L’on se rend compte que la justice est complexe face au pouvoir politique, ce qui est grave dans un pays. Je crois que cette complexité devant l’autorité politique ne permettrait pas aux Guinéens de construire une démocratie solide. Les juges doivent être des personnalités d’un privilège moral, intellectuel qui les permet de résister devant n’importe quelle politique. Parce que la politique est différente de la justice. C’est pourquoi c’est le principe même, l’essence même du principe de la séparation des pouvoirs. En plus des problèmes de moyens, il y a des juges qui sont très bien payés. Ils sont mieux payés que nous les médecins, c’est nous qui sauvegardons la vie des hommes, mais on pense que quand la justice est équitable dans un pays le développement est possible et la démocratie est garantie. Mais si la justice est inféodée au pouvoir et que la justice soit incapable de mériter  tous les privilèges que la constitution et les textes et lois lui confèrent, pour moi il faut repenser le dossier autrement. Je crois des bons salaires, un statut particulier appliqué et le principe de séparation de pouvoir systématique dans la constitution. Ils ont tous les instruments qu’il faut pour pouvoir fonctionner normalement. Pour moi il doit y avoir un débat sérieux autour de la justice.  Je vais vous dire une chose qui ne va pas plaire au commun des Guinéens. Les Guinéens sont complices de leur justice.  Il y a un problème de mentalité, c’est-à-dire quand un Baga est inquiété, toute la communauté Baga se transporte à la justice pour faire obstruction à la justice. Le communautarisme aidant, nous sommes incapables aujourd’hui de laisser la latitude à notre justice. Donc si on ne sait pas ce que nous voulons, on paie les conséquences. Nous sommes une population qui est à majorité analphabète, où les gens ne sont pas tellement informés du contenu de la teneur des textes et lois. C’est comme un peuple dans l’obscurité de manière naïve, entretenu par une division ethnique qui date de longtemps. On pense aujourd’hui quand on touche un peulh, tous les peuhls doivent se sentir concernés. Quand on touche à un malinké vice-versa. C’est une perversion de notre conception vis-à-vis de la justice qui  favorise la déliquescence même de la justice. Mais nous on a le courage de le dire parce que c’est tout à fait réel. Il y a quelques guinéens qui parviennent à se tenir droit devant la loi.

Mais la plupart des Guinéens ne sont pas respectueux de la loi. Donc c’est une révolution qu’on doit pouvoir lancer dans ce pays. Une révolution dont le socle doit être l’éducation et la bonne information de la population. Pour que dans trois à quatre années, une masse de guinéens puissent comprendre leurs devoirs et leurs droits et être capables de s’en acquitter avec aisance.  Si nous ne réglons pas la question de l’éducation civique, bref de l’éducation de la population, nous allons avoir une élite nationale totalement déroutée de sa mission, qui n’aura pas la vertu où les valeurs qu’il faut pour être un cadre exemplaire. SI l’éducation n’est pas de bonne qualité, les cadres qui seront formés, seront de mauvaise qualité, et nous n’allons jamais nous développer, si on n’a pas de ressources humaines de qualité, bien formée.

Un bras de fer oppose l’opposition à la CENI sur la question des démembrements. Pour l’opposition dite républicaine, la CENI veut coûte que coûte installer les délégués de l’UFR dans les quotas réservés à l’opposition. Quel est votre point de vue ?

Si on tient compte de la charte des partis politiques, l’UFR a perdu certains de ses droits de parti d’opposition. Parce qu’il n’y a pas un seul article qui dit l’appartenance seulement à un gouvernement ne fait pas perdre à un parti politique tous ses droits de se réclamer parti d’opposition. Il ne faut pas qu’on se trompe. La position de l’UFR à l’Assemblée nationale reste encore comme un mouvement politique qui n’est pas dans la mouvance présidentielle. Mais aussi il revient à la formation politique,  au nom d’une certaine éthique politique qui n’existe pas en Guinée de dire je suis à gauche ou à droite. A mon sens  la gestion du processus électoral doit être équitable pour  que toutes les formations politiques en fonction de ceux qui les représentent soient dans les démembrements de la CENI.

L’opposition républicaine doit revoir sa copie et l’UFR doit revoir ses copies. Si le président de l’UFR a été nommé par le Président de la République et qu’il se réclame encore parti d’opposition parce qu’il ne partage pas tout ce qui est du pouvoir, c’est son droit. Moi société civile, je  ne suis pas un juge pour pouvoir trancher, seul le juge peut se prononcer sur l’intime conviction de la personne qui est en face. L’UFR demeure un parti d’opposition. Si ils n’ont pas fait la déclaration officielle de dire qu’ils ne sont plus de l’opposition.

L’opposition républicaine ne représente pas toute l’opposition. Aucun parti politique n’est né parti d’opposition, aujourd’hui on est opposition, demain on est mouvance. Mais c’est le discours officiel et la ligne de conduite du parti qui permettent de tirer les conséquences de son appartenance à l’opposition ou à la mouvance.

Croyez-vous à la tenue des élections communales et communautaires au mois d’octobre ?

Je pense que la CENI n’a plus les possibilités d’organiser les élections en octobre. On a encore perdu du temps. La CENI doit pouvoir communiquer avec une certaine sincérité avec la population. Faire une évaluation beaucoup plus pragmatique de l’état d’exécution du chronogramme. Pour moi la date d’octobre n’est plus tenable. Au vu des tâches à accomplir, des reformes à faire  pour la tenue des élections dans les quartiers, les districts, les communes rurales et développements et les élections régionales, c’est impossible de respecter la date d’octobre. Le moi de carême est devant nous, juin.

Le mois d’août c’est les grandes pluies. Pendant ce mois, les grandes opérations de terrain pendant les élections sont difficiles à être accomplies. Alors que la CENI nous dise quand est ce elle veut organiser ces élections. On est en train de travailler pour relancer les discussions entre les partis politiques. Nous allons le faire avec beaucoup de professionnalisme, pour qu’il y ait au préalable une évaluation de la situation. Et donner l’opportunité aux partis sur l’origine de leurs malaises vis-à-vis du processus électoral. Ensemble trouver des solutions consensuelles. Parce que c’est lui qui perd dans tout ça, ce sont les citoyens.

Conakryinfos avec L’Indépendant

 

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