[dropcap]P[/dropcap]lusieurs centaines d’élèves de Kouroussa sont descendues dans la rue mercredi pour protester contre l’arrestation d’un des leurs accusé de viol par des agents de police.
Cette manifestation de colère s’est transformée en mouvement populaire qui a atteint d’autres établissements scolaires qui ont été vidés par des jets de pierre, avant de se répandre sur les locaux des forces de l’ordre de la ville.
Continuant de réclamer la libération de leur camarade arrêté, les élèves du collège Soundjata et d’autres venus des écoles voisines, ont saccagé les sièges de la police et de la gendarmerie, emportant par endroit des biens mobiliers.
Malgré leur nombre insuffisant, les agents des bâtiments saccagé ont réussi à interpeler quelques manifestants qui se sont livrés à la casse de l’un des édifices les plus importants de la préfecture.
De sources judiciaires, l’élève accusé de viol et les manifestants arrêtés seront traduits devant les tribunaux pour répondre des faits qui leur sont reprochés.
Ce dernier saccage de bâtiments publics vient s’ajouter à la liste noire des édifices ayant déjà payé les frais de la révolte populaire.
Récemment, la prison civile de Kouroussa a été saccagée par des manifestants qui y ont extrait deux présumés voleurs qui ont été par la suite brûlés vifs par la population.
Mohamed Sylla
Conakryinfos.com
