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Mohamed Diaré à la tête de la Cour des comptes: Une nomination à risques ?

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mohamed-diaré[dropcap]M[/dropcap]ohamed Diaré, ancien ministre de l’Economie a été nommé  président de la Cour des comptes par le président Alpha Condé. Une nomination qui fait craindre des risques pour l’indépendance de cette institution dont la mission est de s’assurer du bon emploi de l’argent public et d’en informer les citoyens.

Ce sont 10 cadres qui ont été nommés conseillers-maîtres de la Cour des comptes, dont Mohamed Diaré, ancien ministre que le chef de l’Etat a nommés. Une nomination qui suscite des commentaires dans la cité, sur l’indépendance de cette institution. Vu que Diaré est un cadre du parti au pouvoir, très proche du chef de l’Etat. Sans oublier aussi que l’ancien ministre de l’Économie a été soupçonné d’avoir acquis un énorme patrimoine immobilier dans la capitale et du côté de Paris également. On ne va pas aussi occulter le fait que ce soit sous son magistère que nos finances ont pris un sérieux coup, avec ce trou béant qui a fait frémir les institutions de Bretton Woods. Qu’un tel personnage se retrouve à la tête d’une institution prestigieuse que la Cour des comptes, peut donc amener à s’interroger sur l’efficacité de cette structure, dans sa mission. C’est comme si on se moquait en quelque sorte des Guinéens, en leur balançant de la poudre aux yeux.

Car la Cour des comptes il faut le préciser est une institution indépendante, qui se situe « à équidistance  du Parlement et du Gouvernement, qu’elle assiste l’un et l’autre. » Il s’agit d’une institution qui existe depuis le Moyen âge. Mais qui a vu le jour en France au 19ème siècle.

Elle doit rendre « publics tous ses travaux (sauf exigence particulière de confidentialité). »
La Cour des comptes doit vérifier si l’argent public est utilisé conformément aux règles en vigueur.

A part Mohamed Diaré, des cadres comme Mariama Penda Diallo, ancienne ministre de la Fonction publique ou Fodé Kerfalla Camara, ancien ministre de l’Economie puis des Mines, ne semblent pas non plus bénéficier de préjugés favorables aux yeux de l’opinion. Tout ça doit amener la Cour des comptes à relever les défis, en menant à bien sa tâche.

Mamady Kéita (In L’Indépendant)

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