[dropcap]L[/dropcap]e chef de file de l’opposition guinéenne, Cellou Dalein Diallo a menacé lundi de se retirer du processus si les conditions de transparence ne sont créées pour organiser la présidentielle du 11 octobre prochain, a constaté un journaliste de Conakryinfos.
Le leader de l’UFDG a fait cette déclaration au sortir d’une conclave entre les sept adversaires du président Alpha Condé, tenue au QG du parti à Hamdallaye CBG.
« Les corrections des anomalies sur le fichier sont loin d’être terminées, car les corrections entamées pour la région de N’Nzérékoré viennent juste de terminer alors qu’il reste six autres régions administratives dont les corrections ne sont même pas entamées », soutient Cellou Dalein Diallo.
Pour M. Diallo, la fixation de la date du 18 par les autorités et la CENI peut conduire à bâcler la correction de ces anomalies.
« Sans compter que nous avons mis en place une commission technique qui n’a pas pu faire son travail », a-t-il précisé, dénonçant de passage les difficultés d’accès des partis d’opposition aux médias publics, ainsi que l’ingérence des préfets et des sous-préfets dans kle processus électoral.
En outre, Cellou Dalein Diallo a menacé de se retirer si les conditions de transparence et d’équité ne sont pas réunies.
« A ce jour, nous sommes tellement préoccupés qu’on s’interroge sur l’opportunité même de continuer à participer à ce processus. Mais nous n’avons pas encore pris de décision. Nous voulons tous aller à l’élection, car nous avons tous dépensé notre argent pour payer la caution qui a été d’ailleurs arbitrairement fixée à 800 millions GNF », a-t-il dénoncé.
« Nous ne pouvons pas continuer à les accompagner dans ce processus sans nous assurer que les conditions d’un scrutin équitable et transparent soient réunies », a martelé le leader de l’UFDG devant un parterre de journalistes.
Mohamed Sylla
Conakryinfos.com
