[dropcap]C[/dropcap]e n’est un sécret pour personne. Aujourd’hui, la société civile guinéenne est profondément divisée avec la mésentente qui règne entre les trois grandes organisations les plus en vue. Il s’agit du CNOSC, de la CONASOC et de la PECUD, .
Récemment, la PECUD ; plateforme des citoyens unis pour le développement a organisé à Kindia des États généraux de la Société civile. Les membres de cette structures et tous ceux qui ont participé, ont parlé de la possibilité d’unir leurs forces pour aborder toutes les questions d’intérêt national.
Le CNOSC-conseil national des organisations de la société civile guinéenne n’y a pas participé- Son président fait savoir que sa structure s’est fait connaître déjà sur le plan national et même africain et que la PECUD a voulu profiter de la crise qu’elle traversait pour émerger. Il n’est donc pas question, on a pu le comprendre, de se faire inviter par une organisation toute jeune.
« Il ne suffit pas de réunir les camarades pour dire que vous formez une organisation de la société civile » a dit M. Dansa Kourouma sur une radio de la place. Le Président du CNOSC a ensuite défini une organisation faitière de la société civile comme étant une association d’ONG et associations avant de faire savoir que les responsables de la PECUD ont plusieurs fois décliné les invitations de sa structure.
Le Conseil national des organisations de la société civile guinéenne a été éclaboussé en 2013 par une affaire de détournement de plus de 2 milliards de francs guinéens octroyés par l’Union européenne pour la supervision des élections législatives de 2013. L’affaire a été à l’origine du départ Salmana Diallo qui a mis en place sa propre structure et d’Aziz Diop aujourd’hui préfet de Kankan. Ce dernier était le principal suspect.
La CONASOC une autre organisation née des descensions au sein du même CNOSC cherche à se faire également une place. Pour l’heure c’est la PECUD et le CNOSC qui affichent toutes leurs contradictions.
Jacques Lewa
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