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Moussa Iboune Conté-Journaliste : à la HAC après 365 jours, les fruits ne portent pas la promesse des fleurs

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Jour pour jour, Boubacar Yacine Diallo a, ce 20 Août, 01 an à la tête de la Haute autorité de la Communication. Pour beaucoup d’observateurs avertis, au regard de ces 365 jours, l’institution n’a pas apporté grand-chose comme prévu. Selon Moussa Iboune Conté journaliste, les fruits ont trahi la promesse de fleurs. Ce qu’il savoir ensuite !

« Nous avons tous cru au départ que Boubacar Yacine Diallo étant ce Monsieur qui a gravi tous les échelons de la presse, on aurait parlé de printemps de la presse nationale mais, l’allure avec laquelle, les choses ont évolué au niveau de la Haute autorité de la communication-HAC, l’espoir est déçu. Il faut le dire. » Regrette Moussa Iboune Conté.

Pour ce spécialiste des textes et lois de la presse guinéenne, Yacine étant professionnel de cette corporation, il n’allait pas commettre les mêmes erreurs que sa prédécesseur Martine Condé. Pour l’actuel président de l’Institut citoyen des droits et libertés en Guinée, le Président actuel de la HAC allait faire un inventaire pour savoir qui doit ou pas rester dans ce métier en Guinée.

A ce lot sélectionné et bien trié de journalistes, il allait octroyer des cartes professionnelles. Mais, au contraire pour Iboune Conté, on ne peut pas faire une liste de journalistes et la communiquer dans la presse pour dire que ce sont eux qui doivent faire le métier de journaliste. Un fait qu’il qualifie de maladresse pour l’institution.


« Une autre impéritie est qu’aujourd’hui, bon nombre de journalistes échappent au contrôle de la HAC. Si tous ceux-ci avaient des cartes professionnelles, l’institution allait avoir une influence sur tous ces Hommes de médias sauf, quand quelqu’un écorce l’une des dispositions qui régissent la presse, la HAC allait faire un communiqué sanctionnant le ou la journaliste en question. Une punition morale qui aura plus d’effets sur le journaliste que la simple sanction de l’institution. Et au fil du temps, le journaliste allait prendre conscience et rentrer dans les rangs de façon noble et à ne plus reprendre les mêmes bêtises. C’est ce qu’on appelle l’auto flagellation ou le jugement des faits. » Souligne Iboune.

Plus loin il, dépeint un troisième point qui parle des anomalies entre la loi 039 sur la HAC adoptée récemment par la 9ème législature et la loi sur la liberté de la presse. Il parle à ce niveau d’une confusion par rapport à la liberté de ce métier qu’il qualifie de noble en Guinée.

« Quand vous prenez les nouvelles cartes dont on parle, remises à une minorité jusqu’ici, vous allez voir qu’un journaliste à double fonction sur la carte. Une sorte de surcharge. Un Directeur de publication qui est en même temps employé et journaliste selon ces cartes. La carte est trop chargée. On se demande quels sont les gens qui ont conçu cet objet qu’ils appellent de professionnel. Ou d’ailleurs l’on se demande si le Président Yacine a lu la maquette avant l’impression. Cela n’est vu nulle part ailleurs ou quelqu’un déteint un double statut sur un badge de service.  Alors que la loi est précise là-dessus. » Fustige l’ancien Président de l’AGEPI.

Et depuis que Yacine est là selon Iboune Conté, il n’a pris aucune disposition pour prendre des décisions en fonction de la loi L039 qui stipule que c’est le collège de la HAC qui engage l’institution alors qu’au contraire, l’on sort des communiqués qui ne sont pas signés de ce collège.

Le bilan donc, aux yeux de Moussa Iboune Conté, est totalement inappréciable. Avec lui, nous reviendrons sur d’autres pans sur la HAC issus de cette même interview qu’il a bien voulue accorder à notre rédaction à l’occasion justement, des 365 jours de l’ère Yacine à la Haute autorité de la communication.

Décryptage : Kadiatou Ndiaye-DT.SYLLA
TEL/626103972

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