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Faya Millimouno répond à la CEDEAO : « Je trouve que les 36 mois sont très raisonnables. »

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La conférence des chefs d’État et de gouvernements de la CEDEAO demande à la junte militaire au pouvoir en Guinée, de présenter un chronogramme consensuel de la transition d’ici un mois pour éviter des sanctions.

Le président du Bloc libéral, Faya Millimouno ne semble pas préconiser la même allure que l’organisation sous-régionale.

Le leader du BL pense que cette transition ne doit pas être bâclée.

« Je ne veux simplement pas qu’on bâcle les choses. On n’est pas à une première en Guinée. Ce n’est pas la première fois que nous vivons une période transitoire. On a eu une première très longue qui a été marquée par la violence et beaucoup de choses ont été faites, mais apparemment, ce n’était pas suffisant pour créer toute la stabilité nécessaire à notre pays. En 2008-2009, on est plutôt allés à la va-vite. On a voulu qu’il y ait l’élection présidentielle en espérant que n’importe quel élu sera meilleur que les militaires qui étaient là. Donc, qu’il fallait aller à la va-vite. Et on est allés à la va-vite. On a eu une décennie des plus difficiles pour notre pays et ça c’est pour tous les acteurs. Ceux qui étaient au pouvoir, ceux qui étaient dans l’opposition et le peuple dans son ensemble. Et, l’aboutissement de ça a été quoi ? Un autre coup d’État le 05 septembre 2021. Alors, je ne souhaite pas qu’en mettant l’accent sur le délai qu’on veuille brûler des étapes simplement parce qu’on veut obtenir les élections demain ou après-demain (…) », a-t-il déclaré.

Faya Millimouno soutient d’ailleurs que les 36 mois adoptés par le CNT sont raisonnables pour la transition en Guinée.

« Si les Guinéens que nous sommes, que ce soit des acteurs politiques ou des acteurs sociaux, nous privilégions la stabilité, la paix, la justice et la prospérité des citoyens et là, nous prendrons notre temps, et nous serons d’accord sur un délai raisonnable. Et, je trouve que les 36 mois sont très raisonnables (…) », a-t-il déclaré.

Pour appuyer ses arguments concernant le délai de la transition, Faya millimouno rappelle que les 36 mois ont été la proposition du Bloc libéral et de la coalition (CPR) dont il est le président.

Selon lui, cette proposition n’est pas tombée du hasard au sein de leur formation politique. « Cette proposition a plutôt fait l’objet d’une réflexion bien mûrie. », rappelle Faya Millimouno.

 

Ansou Baïlo Baldé

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