La société civile guinéenne se mobilise pour défendre Abdourahamane Sanoh accusé de complot

Réunie au sein de la Coalition des acteurs sociaux pour la consolidation des acquis démocratiques (CASCAD), la société civile guinéenne a conféré mardi 15 mai avec les journalistes à la Maison de la Presse à Conakry, pour réaffirmer son soutien au président de la PCUD, Abdourahamane Sanoh.

Ce dernier ainsi que d’autres membres de la société civile sont actuellement accusés par le chef de l’Etat de complot visant à le déstabiliser à cause du soutien qu’ils ont apporté au SLECG lors de la dernière grève des enseignants.

Etaient, entre autres, présents à cette conférence de presse, le président de la CANEG, Dr Sékou Goureissy Condé, les membres de la PCUD et ceux de la Baïonnette Intelligente et tant d’autres….

Dans son allocution, Dr Sekou Goureissy Condé a expliqué l’objectif de la rencontre avant de laisser la place au président de la Baïonnette Intelligente, Mamadou Kaly Diallo pour lire la déclaration de la Coalition des acteurs sociaux pour la consolidation des acquis démocratiques(CASCAD).

« Réunie autour des valeurs de solidarité et de justice, dans une optique d’inclusivité , la société civile guinéenne s’est concertée le samedi  12 mai 2018 au siège de la convention des acteurs non étatiques de Guinée ( CANEG), pour décider de l’attitude à adopter face aux graves accusations portées contre certains de ses membres qui auraient ourdi un complot visant à déstabiliser le pouvoir en place, en marge de la récente grève des enseignants.

– réaffirmant sa légitimité à agir pour défendre les intérêts catégoriels de chacune de ses composantes ;

-prenant acte des déclarations d’une de ses composantes qui affirme détenir des preuves de l’implication d’une autre entité membre dans une conspiration visant à remettre en cause l’ordre constitutionnel ;

– se préoccupant des propos inquiétants tenus par le chef de l’Etat qui affirme avoir été vise par un complot orchestré par des acteurs de la société civile pendant la grève des enseignants ;

– mesurant la portée historique de ce genre d’accusation dans le contexte spécifique de notre pays ;

-consciente du fait que ces graves accusations constituent de véritables menaces contre sa survie ;

– redoutant les bavures qui pourraient découler des réactions envisagées par l’exécutif qui menace de poursuivre les acteurs de la société civile visées par cette accusation ;

Les organisations de la société civile signataire de la présente déclaration décident :

  1. D’être solidaire avec les acteurs de la société civile indexés dans le cadre de ces accusations ;
  2. D’apporter leur soutien inconditionnel a toute personne qui sera inquiétée dans le cadre de cette affaire jusqu’à son dénouement effectif ;
  3. D’œuvrer pour que toute la lumière soit faite sur l’origine et les véritables motivations poursuivies par les accusations portée contre une frange de la grande famille de la société civile guinéenne ;

Pour ce fait, la coalition des acteurs sociaux pour la consolidation des acquis démocratiques (CASCAD), qui est à l’initiative de cette déclaration, appelle à la remobilisation de tous les acteurs sociaux pour créer une union sacrée autour des vraies valeurs de la société civile.

Par ailleurs, la CASCAD en appelle au sens de responsabilité de tous les acteurs impliqués dans cette crise et leur demande de sursoir à toute démarche qui risquerait de compromettre la quiétude social dans notre pays.

En outre, les organisations de la société civile signataires de la présente déclaration se tiennent prêt à rencontrer le président de la république pour lui réaffirmer leur engagement à promouvoir le dialogue permanent pour la paix et le développement de la guinée.

Cependant, en tant que force de veille, d’interpellation et de proposition d’alternatives la société civile guinéenne restera vigilante et jouera sa participation pour la sauvegarde des acquis démocratiques chèrement conquis par le vaillant peuple de Guinée. », a déclaré M. Diallo.

 

 

Ramatoulaye Bah

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