Réserves foncières : plus de 750 hectares déclassés à Simbaya-Wanindara et sur l’île de Kassa

Le président Mamadi Doumbouya a signé, vendredi 16 octobre 2026, un décret portant déclassement de deux importantes réserves foncières situées à Simbaya-Wanindara et sur l’île de Kassa.

Au total, plus de 750 hectares sont concernés par une opération de restructuration, d’aménagement et de régularisation foncière au profit des occupants actuels, sous réserve des exclusions prévues par le texte.

La mesure concerne deux sites distincts. Le premier est la zone industrielle de Simbaya-Wanindara, qui couvre une superficie de 315 hectares, 38 ares et 35 centiares. Cette réserve foncière était jusque-là régie par un décret datant de novembre 1989.

Le second site est situé sur l’île de Kassa, où une réserve foncière de 435 hectares, 49 ares et 30,85 centiares est également déclassée du domaine public de l’État.

Selon l’article 2 du décret, les espaces concernés feront l’objet de travaux de restructuration, de régularisation et d’aménagement, conformément aux dispositions de l’article 113 du Code foncier et domanial, ainsi qu’aux règles applicables en matière d’urbanisme.

Toutefois, cette opération ne s’étend pas à l’ensemble des terrains et installations présents sur ces sites.

Le décret exclut notamment les parcelles faisant l’objet de baux emphytéotiques ou à construction, les équipements publics et infrastructures communautaires, notamment les écoles, les centres de santé, les terrains de sport, les espaces verts et les cimetières.

Les lieux de culte ainsi que les installations des forces de défense et de sécurité sont également préservés. Il en est de même pour les servitudes et les emprises de la route Le Prince, des transversales et des voies secondaires.

Au-delà du déclassement administratif, l’enjeu réside désormais dans les modalités concrètes de mise en œuvre de cette décision. La régularisation annoncée pourrait contribuer à clarifier la situation foncière des occupants concernés.

Son efficacité dépendra toutefois du respect des exclusions prévues, de la transparence des opérations et de la préservation des espaces réservés aux équipements collectifs et aux infrastructures publiques.

Mariama Conté