Le Haut Commandement militaire bissau-guinéen a interdit jeudi le retour dans le pays de l’ancien président Umaro Sissoco Embaló, invoquant l’absence, à ce stade, de conditions de sécurité suffisantes pour garantir son retour et préserver l’ordre public.
Dans un communiqué publié le 1er octobre, l’autorité militaire affirme avoir pris cette décision après examen de la situation nationale et du contexte sécuritaire.
Elle précise que cette mesure répond à des considérations de sécurité nationale, de maintien de l’ordre public et de prévention de tout acte susceptible d’affecter la stabilité du pays.
Cette décision intervient quelques jours après l’annonce par M. Embaló de son intention de rentrer en Guinée-Bissau le 4 octobre et de se porter candidat à l’élection présidentielle prévue le 6 décembre, après près de dix mois d’exil consécutifs à son renversement militaire en novembre 2025.
Le Haut Commandement rappelle par ailleurs que les manifestations et rassemblements politiques restent interdits pendant la transition et appelle la population au calme et à la coopération.
Le bras de fer autour du retour d’Embaló ajoute ainsi une nouvelle incertitude à une transition déjà marquée par de fortes tensions politiques, à quelques semaines du scrutin annoncé par les autorités militaires.
Mohamed Sylla