Décharge de Dar-es-Salam : le gouvernement annonce des mesures d’urgence après l’éboulement

Le gouvernement guinéen a annoncé mardi une série de mesures d’urgence après l’éboulement meurtrier survenu à la décharge de Dar-es-Salam, à Conakry, prévoyant notamment la sécurisation du site, la prise en charge des sinistrés et le relogement des populations exposées.

Ces mesures ont été annoncées par la ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, Mme Djénabou Touré, lors d’une visite à l’école primaire de Dixinn Centre 1, où sont hébergées des personnes déplacées.

Des équipes mixtes doivent être déployées pour recenser les habitations présentant des risques autour de la décharge et sécuriser immédiatement le périmètre.

Un dispositif médical doit également être mis en place par le ministère de la Santé, avec notamment la distribution de moustiquaires aux sinistrés.

Selon les autorités, 542 personnes sont actuellement accueillies à l’école de Dixinn Centre 1, tandis qu’environ 1.500 personnes nécessitant un relogement ont été recensées.

Le gouvernement prévoit par ailleurs la démolition complète de la décharge dans les prochains jours et l’identification de nouveaux sites pour reloger les populations concernées dans les différentes communes de Conakry.

Une inhumation collective des victimes est également annoncée.

La ministre a appelé les riverains à collaborer avec les autorités, notamment lors de l’évacuation définitive du site, et à respecter les consignes de sécurité.

« Le Gouvernement entre désormais, à travers ses services techniques, dans la phase opérationnelle de gestion du site de Dar-es-Salam », a déclaré Mme Touré.

L’éboulement d’une partie de la décharge, survenu dans la nuit du 22 au 23 août, a fait au moins 32 morts, selon le bilan communiqué par les autorités.

Au-delà de l’urgence humanitaire, le drame relance la question de la gestion des déchets et de l’urbanisation dans les zones à risque à Conakry, où la pression démographique expose de nombreux habitants à des dangers récurrents.

Kadiatou N’Diaye