CRIEF : Soriba Soumah, DG de l’hôpital Jean Paul II, condamné à 5 ans de prison

La Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a condamné, mercredi, le directeur général de l’hôpital Jean Paul II, Soriba Soumah, à cinq ans d’emprisonnement ferme pour enrichissement illicite, corruption d’agents publics ainsi que faux et usage de faux en écritures publiques.

Le verdict a été rendu par la chambre de jugement de la CRIEF, présidée par le magistrat Alpha Camara, au terme de plusieurs mois de procédure engagée par le parquet spécial dans une affaire portant sur la gestion financière de l’établissement hospitalier.

Outre la peine privative de liberté, Soriba Soumah a été condamné au paiement d’une amende de 50 millions de francs guinéens.

Dans le même dossier, Ismaël Traoré, président-directeur général de la société AT Multi-Service SARL, a été reconnu coupable de détournement de deniers publics et d’enrichissement illicite.

Il a été condamné à deux ans d’emprisonnement, dont seize mois assortis de sursis, ainsi qu’à une amende de 20 millions de francs guinéens.

Le troisième prévenu, Mohamed Sangaré, agent comptable de l’hôpital Jean Paul II, actuellement en fuite, était poursuivi pour les mêmes faits. Son cas reste pendant devant la justice.

Sur les intérêts civils, la juridiction a condamné solidairement Soriba Soumah et Ismaël Traoré à verser à l’État guinéen les sommes de 8,486 milliards de francs guinéens et 3,570 milliards de francs guinéens au titre des préjudices financiers retenus dans la procédure. Soriba Soumah devra, en outre, s’acquitter personnellement de 4,913 milliards de francs guinéens.

La CRIEF a également alloué à l’État guinéen un milliard de francs guinéens à titre de dommages et intérêts et ordonné la confiscation de l’ensemble des biens appartenant aux personnes condamnées.

Cette décision s’inscrit dans le cadre des poursuites engagées par les autorités judiciaires guinéennes contre plusieurs responsables publics et opérateurs économiques, dans le cadre de la lutte contre la corruption, les détournements de deniers publics et l’enrichissement illicite.

 

Kadiatou N’Diaye