L’ancien ministre des Mines et président directeur général de la société AGB2A-GIC, Ahmed Kanté, fait l’objet de nouvelles poursuites devant la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), selon des sources judiciaires concordantes.
Dans ce nouveau dossier, l’homme d’affaires est cité pour des faits présumés ‘’d’escroquerie, de faux et usage de faux’’, ainsi que de ‘’complicité’’. Il est poursuivi aux côtés d’un co-prévenu, Aboubacar Sidiki Kanté.
D’après les mêmes sources, la procédure engagée est une citation directe. L’affaire a déjà été enrôlée et doit être examinée le lundi 18 mai 2026 par la chambre de jugement de la CRIEF, composée des magistrats Alpha Camara, Kadia Doumbouya et Mamadou Dian Diallo.
Ce nouveau volet judiciaire s’ajoute à une autre procédure déjà en cours contre Ahmed Kanté devant la même juridiction.
Dans ce premier dossier, il comparaît aux côtés d’Oumar Bah, Mamadou Alpha Sylla et Aboubacar Sidiki Camara pour des faits présumés de corruption, détournement de deniers publics, prise illégale d’intérêts, blanchiment de capitaux, escroquerie, enrichissement illicite, complicité, ainsi que diverses infractions liées à la constitution de sociétés.
Ce premier dossier a été évoqué pour la première fois le mercredi 6 mai 2026. À la barre, Ahmed Kanté avait comparu seul, les autres prévenus étant absents, et avait rejeté l’ensemble des accusations portées contre lui.
Dans un contexte de multiplication des dossiers économiques sensibles devant la CRIEF, cette nouvelle procédure relance le débat sur la judiciarisation des affaires financières impliquant d’anciens hauts responsables et hommes d’affaires en Guinée.
Boua King