Le Rassemblement pour une Guinée Prospère (RGP) a tenu, ce dimanche 22 mars 2026, son congrès extraordinaire de mise en conformité à son siège national de Kissosso, dans la commune de Matoto.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de l’application de la loi organique LO/035 portant régime des partis politiques en Guinée, sous la supervision du représentant du ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation (MATD).
Organisé dans une atmosphère empreinte de solennité, ce congrès visait principalement à adapter les textes fondamentaux du parti aux exigences légales en vigueur, notamment à travers la validation de la révision des statuts et du règlement intérieur, le renforcement des principes de gouvernance interne, la création d’une instance de gestion des différends, ainsi que le respect du quota de 30 % de représentativité des femmes.
La rencontre a connu la présence de plusieurs leaders politiques, dont Hadja Makalé Camara (FAN), Ibrahima Abé Sylla (NGR), Abdoulaye Kourouma (RRD) et Oumar Sanoh (Bloc libéral), venus témoigner leur soutien à cette démarche de mise en conformité.
À l’ouverture des travaux, le secrétaire général du parti, Naby Laye Cissé, a insisté sur l’enjeu de cette étape.
« Ce congrès marque une phase importante pour notre formation politique. Il s’agit pour nous de nous conformer aux exigences légales afin de renforcer notre crédibilité et notre fonctionnement démocratique (…) », a-t-il déclaré.
Au terme des travaux, Elhadj Bouna Keïta a été reconduit à la présidence du parti pour un mandat de 5 ans.
Initialement annoncée, la candidature de Mme Saran Mara a été retirée, ouvrant la voie à une réélection par consensus du président sortant.
Dans son allocution, Elhadj Bouna Keïta a exprimé sa satisfaction : « C’est une grande joie pour moi d’être reconduit à la tête du RGP. Ce congrès répond aux exigences du MATD qui a demandé à tous les partis de se mettre en conformité avec la loi. »
Il a également mis en avant les réformes internes engagées, notamment en faveur de l’inclusion des femmes.
« La loi exige 30 % de femmes dans les instances, mais nous avons dépassé ce seuil en intégrant davantage de femmes à tous les niveaux de responsabilité (…) », a-t-il préisé.
Se projetant sur les échéances à venir, le président réélu a réaffirmé les ambitions de son parti.
« Nous allons participer à toutes les élections. Nous ne sommes pas là pour exister de manière formelle, mais pour jouer pleinement notre rôle dans la vie politique nationale. », a-t-il annoncé ous les ovations de ses partisans.
Elhadj Bouna Keita a, en outre, plaidé pour un léger réaménagement du calendrier électoral afin de faciliter la constitution des dossiers de candidature.
De leur côté, certains invités ont salué la démarche du RGP. Plusieurs interventions ont mis en avant « la transparence du processus » et « l’esprit républicain » du parti, engagé dans une dynamique de normalisation conforme aux exigences institutionnelles.
Le congrès s’est achevé par des prières et bénédictions, suivies d’une visite des installations du siège du parti.
À travers la tenue de ce congrès extraordinaire, le RGP envoie un signal fort quant à son engagement à respecter scrupuleusement les dispositions de la loi organique LO/035 et les recommandations du MATD.
Une démarche qui renforce sa crédibilité institutionnelle et son positionnement comme acteur politique soucieux de légalité et de bonne gouvernance.
Florienne Boré