L’Union européenne (UE) a exprimé ses préoccupations après la dissolution d’une quarantaine de partis politiques, une décision prise à quelques semaines des élections législatives, communales et sénatoriales prévues le 24 mai 2026.
Par un arrêté publié le 7 mars, le Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD) a annoncé la dissolution de plusieurs formations politiques, parmi lesquelles le RPG Arc-en-ciel de l’ancien président Alpha Condé, l’UFDG dirigée par Cellou Dalein Diallo, l’UFR de Sidya Touré, ainsi que le PUP et le PDG-RDA.
Cette décision des autorités guinéennes a suscité de nombreuses réactions, aussi bien sur la scène politique nationale qu’auprès de partenaires internationaux.
Dans un message publié sur le réseau social X, le porte-parole de l’UE pour les affaires étrangères, Anouar El Anouni, a appelé au respect du pluralisme politique et à la mise en place de conditions favorables à un scrutin crédible.
« L’UE déplore la dissolution de 40 partis politiques avant les élections législatives et communales. L’UE appelle au respect du pluralisme politique et à la création de conditions pour des élections ouvertes, transparentes et inclusives afin de rétablir l’ordre constitutionnel », a-t-il déclaré.
Les autorités guinéennes n’ont pas encore officiellement réagi à cette prise de position, alors que le processus électoral se poursuit avec les préparatifs des scrutins annoncés pour le mois de mai.
Cette décision intervient dans un contexte politique sensible en Guinée, où les réformes du système partisan et les conditions d’organisation des prochaines élections continuent d’alimenter les débats au sein de la classe politique et parmi les partenaires internationaux.
Kadiatou N’Diaye