Cinq cliniques privées exerçant sans autorisation ont été fermées mercredi à Kankan par une équipe mixte composée de policiers, de gendarmes et de responsables sanitaires, ont indiqué les autorités locales.
L’opération, menée dans les quartiers Kankankoura et Korialen, fait suite à une décision du procureur de la République près le Tribunal de première instance de Kankan ordonnant la fermeture de toutes les structures sanitaires privées ne disposant pas d’agrément officiel.
Selon les autorités, quatre cliniques ont été fermées à Kankankoura et une à Korialen.
« Nous avons engagé cette campagne de fermeture sur recommandation des autorités sanitaires et judiciaires. Il s’agit de structures qui ne disposent d’aucune autorisation d’exercer », a déclaré le médecin responsable de l’équipe d’intervention, Dr Touré Mohamed Amara Touré.
Il a dénoncé des pratiques jugées dangereuses observées dans certaines de ces structures, évoquant des actes médicaux réalisés par du personnel non qualifié.
« Nous avons constaté que des infirmiers ou des agents techniques de santé pratiquent des actes qui relèvent de médecins spécialistes, y compris des interventions chirurgicales. Lorsque cela entraîne des complications ou des décès, c’est extrêmement préoccupant », a-t-il affirmé.
Les autorités assurent que l’opération n’a pas été menée sans préavis. Une mission de sensibilisation et de notification aurait été effectuée le mois dernier auprès de plusieurs cliniques concernées.
« Des lettres de préavis ont été déposées dans un grand nombre de structures. Cette opération vise à faire respecter la réglementation et à protéger la population », a précisé Dr Touré, promettant une vigilance accrue pour empêcher toute réouverture clandestine.
Cette action s’inscrit dans le cadre d’une campagne plus large de lutte contre la prolifération des cliniques illégales dans la commune urbaine de Kankan, dans un contexte de préoccupations croissantes liées à la sécurité des soins.
En fermant ces établissements non autorisés, les autorités entendent restaurer la confiance des populations dans le système de santé et rappeler que la protection de la vie humaine demeure une priorité absolue.
Kadiatou N’Diaye
Crédit Photo : MediaGuinee