L’Électricité de Guinée (EDG) a annoncé jeudi le lancement imminent de poursuites judiciaires contre environ 1 000 abonnés impliqués dans des pratiques frauduleuses, dans le cadre d’un durcissement de la lutte contre le vol d’électricité.
L’annonce a été faite par le directeur des affaires juridiques et du contentieux d’EDG, Dr Yaovi Afadodan, lors d’une conférence-débat organisée à l’Université Mercure International (UMI) de Conakry, consacrée aux enjeux juridiques et économiques de la fraude électrique.
Selon lui, ces abonnés ont été identifiés par les services de détection d’EDG pour diverses irrégularités, notamment des branchements clandestins, la manipulation ou le contournement de compteurs et des systèmes de bypass visant à fausser la consommation réelle.
« Nous sommes encore dans une phase de sensibilisation, mais la prochaine étape sera celle de la répression », a averti Dr Afadodan, précisant que les actions judiciaires interviendront dans les prochains jours.
Les personnes concernées seront poursuivies sur la base du Code pénal, de la loi 039 de 1993 relative à l’électricité et du règlement de service de 2019.
Le vol d’électricité est passible d’au moins six mois d’emprisonnement ferme, assortis de sanctions financières pouvant atteindre des centaines de millions de francs guinéens, en fonction du préjudice causé.
EDG souligne que la fraude aggrave le déséquilibre financier du secteur et détériore le réseau électrique, provoquant coupures et incidents techniques qui affectent l’ensemble des usagers.
À travers cette rencontre avec les étudiants, l’entreprise publique entend renforcer la sensibilisation citoyenne et faire de la jeunesse un relais d’information sur la nécessité de protéger un service public essentiel.
En combinant pédagogie et fermeté judiciaire, EDG cherche à rompre avec une longue tolérance face à la fraude et à réaffirmer l’autorité de la loi dans le secteur de l’électricité.
Florienne Boré