Le président Mamadi Doumbouya a accepté la démission du gouvernement dirigé par le Premier ministre Amadou Oury Bah, marquant un nouveau départ institutionnel après l’élection présidentielle du 28 décembre 2025, selon un communiqué de la présidence de la République publié vendredi.
Selon la présidence, cette démission, présentée par le chef du gouvernement et acceptée par le chef de l’État, s’inscrit « conformément aux usages républicains » à l’issue du scrutin présidentiel, organisé dans le calme et une ambiance qualifiée de festive par les autorités.
Le président Doumbouya a félicité le Premier ministre sortant et l’ensemble des membres du gouvernement pour les missions accomplies « au service de la Nation », soulignant que l’exercice de responsabilités gouvernementales constitue « un honneur et un engagement envers le peuple de Guinée ».
Conformément à la Constitution, le chef de l’État a annoncé la signature de deux décrets : le premier mettant fin aux fonctions du Premier ministre et des autres membres du gouvernement, et le second chargeant plusieurs hauts responsables administratifs — notamment les directeurs de cabinet, secrétaires généraux et secrétaires généraux adjoints — d’assurer l’expédition des affaires courantes en attendant la nomination d’une nouvelle équipe gouvernementale.
Le président a également demandé aux ministres démissionnaires de conserver leurs véhicules de fonction, leurs domiciles ainsi que la protection adaptée au contexte sécuritaire, jusqu’à la mise en place du prochain gouvernement.
Par ailleurs, Mamadi Doumbouya a confié à Amadou Oury Bah la mission de renforcer la mouvance politique « La Génération pour la Modernité et le Développement » (GMD), en vue de la préparation des prochaines échéances électorales, notamment les législatives.
Le chef de l’État a précisé qu’il fixerait, à partir du mois prochain, la date des prochaines élections, conformément au Code électoral.
Enfin, le président de la République a invité le Conseil national de la transition (CNT) à accélérer l’élaboration et l’adoption des lois organiques restantes, afin d’assurer le fonctionnement normal des institutions de l’État.
Cette démission collective ouvre une nouvelle séquence politique en Guinée, alors que le pays s’engage dans une phase post-électorale décisive, marquée par l’attente de la formation d’un nouveau gouvernement et la poursuite du calendrier institutionnel annoncé par les autorités.
Mohamed Sylla