Grève des enseignants : négociations tendues entre l’intersyndicale et le gouvernement

À trois jours de la date annoncée pour la réouverture des classes, les négociations entre l’intersyndicale de l’éducation et les autorités guinéennes ont repris vendredi à Conakry, dans un climat marqué par de fortes tensions.

Les discussions se tiennent au ministère du Travail et de la Fonction publique, en présence notamment du secrétaire général dudit département, Aboubacar Kourouma, et du président du Conseil national du dialogue social, Dr Alia Camara.

L’intersyndicale de l’éducation est représentée par Kadiatou Bah du Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG), Michel Pépé Balamou du Syndicat national de l’éducation (SNE) et Alpha Gassim Barry de la Fédération syndicale professionnelle de l’éducation (FSPE).

Fait notable, Salifou Camara, secrétaire général de la FSPE, participe également aux échanges, marquant son retour à la table des négociations après une longue absence liée à des dissensions internes au sein de sa structure.

En revanche, le président du SLECG, Aboubacar Soumah, n’a pas pris part à la rencontre, laissant la représentation de son syndicat assurée par sa secrétaire générale, Kadiatou Bah.

Aucun des ministres directement concernés par le dossier n’était par ailleurs présent, notamment ceux en charge du Travail et de la Fonction publique, de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, ainsi que de l’Enseignement pré-universitaire et de l’Alphabétisation.

Selon un syndicaliste impliqué dans les discussions, joint sur place, le climat des échanges reste difficile. « Les négociations ne vont pas bien », a-t-il confié sous couvert d’anonymat, évoquant des divergences persistantes entre les deux parties.

Depuis plusieurs mois, les syndicats de l’éducation réclament une amélioration significative des conditions de vie et de travail des enseignants. La signature du statut particulier des enseignants demeure le principal point de blocage.

Si le gouvernement affirme avoir consenti à certaines avancées, celles-ci sont jugées insuffisantes par les syndicats, qui n’excluent pas la relance du mouvement de grève dans les prochains jours.

Mohamed Sylla