Les associations des fondateurs et promoteurs des écoles privées de Guinée ont dénoncé vendredi des « violences graves » commises contre plusieurs établissements scolaires privés durant la grève déclenchée par l’intersyndicale de l’éducation, des actes ayant causé d’importants dégâts matériels, des blessés et la mort d’une élève, selon une déclaration conjointe rendue publique à Conakry.
Réunies à la Maison de la presse, l’Association des fondateurs des écoles privées de Guinée (AFEP-GUI), l’Association guinéenne des écoles privées (AGEP) et l’Association des promoteurs des écoles privées (APEP) ont fait état d’attaques visant plusieurs écoles privées sur le territoire national.
Selon ces organisations, ces violences ont entraîné « d’importants dégâts matériels » et des « blessés graves », et ont endeuillé la communauté éducative avec la mort de l’élève Kadiatou Soumah, scolarisée au Groupe scolaire La Haute Marée 2, situé à Hamdallaye CBG, dans la banlieue de Conakry.
« Nous condamnons avec la plus grande fermeté ces actes inadmissibles relatifs aux violences, à la destruction des biens publics et privés ainsi qu’à la perte de la vie humaine », ont déclaré les responsables des écoles privées, rappelant que de tels actes constituent des infractions prévues et punies par le code pénal guinéen.
Les associations ont présenté leurs condoléances à la famille de la victime, à son établissement et à l’ensemble du système éducatif guinéen, tout en appelant l’État à « assumer pleinement son rôle régalien » de protection des citoyens et des infrastructures scolaires.
Elles ont également exhorté les syndicats, les associations de parents d’élèves et les acteurs sociaux à privilégier le dialogue afin de préserver le déroulement normal de l’année scolaire.
Face à la persistance de l’insécurité, les écoles privées ont averti qu’elles pourraient être contraintes de suspendre les cours « afin de préserver la vie des élèves, des enseignants et l’intégrité des établissements », si des mesures urgentes ne sont pas prises avant la reprise des cours prévue le 5 janvier 2026.
Elles exigent enfin des mesures « immédiates, dissuasives et durables » pour garantir la sécurité dans et autour des établissements scolaires privés sur toute l’étendue du territoire national.
Cette sortie des écoles privées intervient dans un climat social tendu, marqué par une grève de l’éducation et des préoccupations croissantes autour de la sécurité des élèves à l’approche de la reprise des cours.
Mohamed Sylla