Le syndicaliste Abdoulaye Sow, secrétaire général de l’Union syndicale des travailleurs de Guinée (USTG) et premier responsable de la Fédération syndicale autonome des banques et assurances de Guinée (FESABAG), est décédé mardi à l’aube à la clinique Ambroise-Paré de Conakry, ont annoncé ses proches.
Hospitalisé depuis plusieurs jours, il a succombé à une maladie dont la nature n’a pas été précisée.
La nouvelle de sa disparition est intervenue alors que les négociations entre l’intersyndicale de l’éducation et le gouvernement se poursuivent au ministère de la Fonction publique, dans un contexte social déjà tendu.
Banquier de formation, Abdoulaye Sow s’était imposé au fil des années comme l’un des visages les plus en vue du mouvement syndical guinéen.
Il avait consacré sa carrière à la défense des intérêts matériels et moraux des travailleurs, dans le secteur public comme dans le privé, et s’était régulièrement illustré lors de discussions sociales décisives en faveur des employés du système bancaire.
Au sein de l’USTG et de la FESABAG, M. Sow était réputé pour son franc-parler et sa capacité à maintenir la pression syndicale tout en privilégiant le dialogue avec les autorités.
Plusieurs acteurs du monde du travail saluent déjà la disparition d’un « négociateur inflexible mais fidèle au principe de la concertation ».
Si son parcours a parfois été marqué par des divergences internes au sein du mouvement syndical, Abdoulaye Sow aura contribué, durant plusieurs décennies, à structurer la scène revendicative guinéenne.
Sa disparition laisse orphelin un champ syndical en pleine mutation, où son expérience et son sens du rapport de force demeurent une référence, y compris pour ses contradicteurs.
Mohamed Sylla