La disparition de la journaliste-animatrice Fatoumata Dicko Keita, ancienne voix de la Radio Kaloum Stéréo (RKS), continue de susciter une vive émotion dans le milieu médiatique guinéen. Et pour cause!
Pour le journaliste Jeannot Williams, ami et ancien collègue de la défunte, la disparition de Fatoumata Dicko Keita marque une perte immense pour la Guinée, qui voit s’éteindre l’une des grandes voix pionnières de l’animation culturelle
« Même malade, elle trouvait toujours la force de m’appeler ou de répondre à mes messages. Nous communiquions presque chaque jour, jusqu’à ce que son état se dégrade. Je suis l’un des derniers à avoir conversé avec elle. Lors de notre dernier appel vidéo, j’ai fondu en larmes en la voyant si affaiblie », a confié Jeannot Williams, la voix tremblante.
Connaissant Fatoumata Dicko Keita depuis le milieu des années 60, Williams se souvient d’« une femme fidèle en amitié, calme, affable et toujours disponible ».
Il évoque aussi son rôle social, notamment au sein de l’association des épouses des joueurs du mythique Hafia Football Club, où elle « travaillait sans relâche pour maintenir la solidarité entre les familles des anciens joueurs ».
Pour lui, au-delà de ses qualités professionnelles à la RTG, Dicko restera avant tout « une sœur et une amie, irréprochable sur le plan humain ».
Âgée de 71 ans, Fatoumata Dicko Keita est décédée samedi au centre hospitalier de Fann, à Dakar, des suites de problèmes cardiaques.
Veuve de l’ancien international guinéen Bangaly Sylla du Hafia 77, elle laisse derrière elle une empreinte durable dans l’histoire des médias et de la culture guinéenne.
Boua King