Burkina Faso : un projet de loi annonce la réduction des jours fériés de 15 à 11

Un rapport d’un projet de loi, adopté en Conseil des ministres du jeudi 11 septembre 2025, annonce la réduction des jours fériés au Burkina Faso, qui passeront de 15 à 11.

Au titre du ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, le Conseil a adopté un rapport est relatif à un projet de loi portant jours chômés et payés et journées de commémoration et de recueillement au Burkina Faso.

La loi n°079-2015/CNT du 23 novembre 2015 portant institution de fêtes légales et événements à caractère historique au Burkina Faso institue des jours fériés officiels, qui doivent être obligatoirement chômés et rémunérés sur l’ensemble du territoire national. Ces jours historiques civils ou religieux sont actuellement au nombre de quinze.

Une étude du ministère en charge de l’Économie indique que la déperdition du temps de travail du fait des jours chômés et payés va engendrer au titre de 2025, une perte cumulée d’environ «67,5 milliards F CFA» pour le budget de l’Etat. Selon cette étude, chaque jour chômé et payé coûte à l’Etat «4,22 milliards F CFA».

Fort de ce constat, le projet de loi institue les jours chômés et payés que sont, «le 1er janvier» ,«le 8 mars», «le 1er mai», «le 15 mai», «le 11 décembre», «le 25 décembre», «le jour de l’Ascension», «le jour de l’Assomption»,  «le jour de Ramadan», «le jour de Tabaskis», «le jour de Mouloud».

Outre ces jours chômés et payés, sont instituées journées de commémoration et de recueillement, le «3 janvier», « le 4 août», «le 5 août», «le 15 octobre», «le 31 octobre», «le 1er novembre». Selon ce projet de loi, les journées de commémoration et de recueillement seront des journées de travail continu et leurs horaires de travail seront fixés par communiqué des ministres chargés de la Fonction publique et du travail.

Les innovations du projet de loi sont notamment, la suppression de la disposition qui consacre chômé et payé le lendemain d’une fête légale célébrée un dimanche, le reclassement du soulèvement populaire du 3 janvier, de la proclamation de l’indépendance le 5 août et de la journée nationale des martyrs le 31 octobre, en journées de commémoration et de recueillement, la prise en compte de la journée du 15 mai consacrée aux coutumes et traditions pour maintenir la dynamique du Gouvernement à affirmer la laïcité de l’Etat.

Ce projet de loi permet de réduire de 15 à 11 le nombre de jours fériés et de récupérer environ «16,88 milliards F CFA» par an au profit du budget de l’Etat.

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée législative de Transition.

Conakry Infos avec Wakat Sera