Les habitants de la haute banlieue de Conakry se sont réveillés lundi avec la colère des jeunes manifestants qui ont aussitôt envahi les routes pour protester contre l’augmentation du prix du carburant par le gouvernement.
Ces manifestations sont les conséquences du désaccord entre le gouvernement et l’inter-centrale CNTG qui a appelé à une grève perlée » de trois sur toute l’étendue du territoire national.
De Sonfonia à Cosa en passant par Lambanyi et Enco 5, la circulation reste paralysée par des jeunes qui sont devenus les seuls maitres de ces zones.
De Cosa à Bambeto jusqu’au carrefour de Hamdallaye, la circulation reste également paralysée par les manifestants.
Les seuls tronçons qui étaient épargnés par les barricades étaient ceux de Kipé-Taouya jusqu’à la Bellevue. Mais vers 11 heures, des groupuscules de jeunes avaient commencé à regrouper au bord de la route.
Certains n’ont même pas hésité à intimer aux automobilistes les plus courageux de faire demi-tour. C’est le cas des jeunes de Hamdallaye-CBG et ceux du Carrefour Chinois qui ont également commencé à interdire le passage à tout engin roulant, y compris les taxi-motos.
A Dixinn, au niveau du carrefour de Dixinn-Bora, des jeunes ont formé un comité d’auto-défense pour éviter l’arrivée d’autres manifestants en provenance de la haute banlieue. Ces jeunes ont interdit sur ce tronçon toute circulation de véhicules et de motos.
A Conakry aujourd’hui, seule l’autoroute Fidel Castro reste praticable pour les véhicules et taxi-motos qui assurent l’essentiel des déplacements dans les différentes communes.
En attendant la réaction des pouvoirs publics, les quartiers de la haute banlieue de Conakry sont en train de connaitre une recrudescence de l’insécurité au grand dam des populations qui savent plus à quel saint se vouer.
Aux dernières nouvelles, les négociations entre gouvernement et syndicats ont de nouveau échoué lundi, d’où le maintien de la grève par les syndicalistes.
Demain mardi10 juillet, les organisations de la société civile ont projeté « une grande marche pacifique » pour également protester contre l’augmentation du prix du carburant par le gouvernement. Cette marche qui partira des cinq communes de Conakry arrivera à l’esplanade du stade du 28 septembre, où un meeting est prévu.
Mohamed Sylla