Le ministre des Hydrocarbures Diakaria Koulibaly a donné mardi 03 juillet au cours d’une conférence de presse à Conakry, les raisons du réajustement du prix du carburant à la pompe qui passe désormais de 8 000 GNF à 10 000 GNF le litre.
Le ministre Koulibaly justifie cette hausse du prix du carburant par la baisse de la production mondiale du pétrole, ainsi que les incertitudes liées aux poids des subventions et l’impact de la réduction des droits et taxes sur la fiscalité pétrolière affectant la balance commerciale de l’économie guinéenne.
« La flambée du cours du baril à l’international a entrainé pour les pays importateurs un renchérissement du coût de l’importation des produits raffinés », a-t-il rappelé.
Selon lui, la hausse du prix du carburant à 8 000 GNF s’imposait à la Guinée depuis le mois d’octobre dernier pour consentir aux subventions qui devenaient de plus en plus fortes sous forme de renonciation partielle à ses droits et taxes sur la fiscalité pétrolière qui a évolué en crescendo, soit un montant global d’environ 736 milliards de GNF. Mais aussi son engagement vis-à-vis des partenaires économiques et financiers. Une manière d’atteindre, selon le ministre, l’équilibre au niveau international.
« Depuis le mois d’octobre 2017, ces préalables sont satisfaits légitimant ainsi toute décision d’augmentation du prix du carburant en adéquation avec les prescriptions budgétaires », a rappelé le Ministre.
Exportations frauduleuses
Selon le ministre des Hydrocarbures, la flexibilité des prix entre la Guinée et les pays limitrophes occasionne des exportations frauduleuses des produits pétroliers vers ces pays.
Différentiel des prix avec les pays voisins
Diakaria Koulibaly a précisé que le prix moyen du carburant dans les pays voisins comme le Mali, le Sénégal et la Cote d’Ivoire se situe autour de 11 500 FG/l, soit un différentiel de prix de 3 500 FG/l. D’où, selon lui, la nécessité d’ajuster le prix du carburant afin de permettre à l’Etat de conforter la surface financière et de redresser conséquemment le dérapage budgétaire qui prévaut.
Facély Diawara
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