Les différentes centrales syndicales (CNTG, USTG) ainsi que les travailleurs se sont massivement réunis en assemblée générale lundi 02 juillet à la Bourse du Travail à la suite de l’augmentation du prix du carburant à la pompe qui passe de 8 000 GNF à 10 000 GNF.
Dans son intervention, le secrétaire général de la CNTG, Amadou Diallo estime que les décisions ne doivent pas être prises de façon unilatérale et appelle le gouvernement à la table de négociation.
« Nous demandons au gouvernement de respecter le tripartisme, car on ne doit pas aller de façon isolée dans ce pays. La Guinée nous appartient tous. Quand les décisions doivent être prises, elles doivent être partagées. C’est une augmentation fantaisiste et une prise de position unilatérale. Trop c’est trop. On n’est pas d’accord », a-t-il rappelé, demandant au gouvernement de revenir à l’ancien prix du carburant à la pompe.
« Suite à la réaction massive de tous les travailleurs, nous demandons au gouvernement de revenir au prix normal du carburant à 8 000 GNF. De ce pas, nous allons rencontrer le patronat et le gouvernement pour leur transmettre ce message de nos mandataires à la base. Au départ, pour une question de formalité administrative, nous leur avons demandé 72 heures, mais ils n’ont pas accepté, ça été une réaction négative. Les travailleurs veulent que ce soit maintenant et toute suite » a-t-il dit
Par ailleurs, le secrétaire général de la CNTG a menacé de reprendre la grève générale illimitée, si les syndicalistes n’obtiennent pas gain de cause vis-à-vis du gouvernement.
« Si cette condition n’est pas satisfaite, nous allons retourner pour dire aux travailleurs que la demande n’a pas été acceptée ; et c’est à eux de nous dire d’aller en grève ou pas. Et si c’est le cas, nous partons directement en grève, car elle n’a jamais été levée, mais plutôt suspendue », a précisé Amadou Diallo.
Pour conclure, Amadou Diallo indique que même le chef de l’Etat veut qu’il y ait des négociations
« Très honnêtement, quand on a échangé avec le président de la République sur la question en lui disant que son Premier ministre a dit que l’augmentation du prix du carburant n’est pas à négocier, il a vite réagi négativement: ‘’il a dit qu’il n’est pas d’accord avec le Premier ministre d’un tel comportement, et que lui, il n’a jamais dit que ce n’est pas négociable. Il nous a chargés de rencontrer le patronat pour mieux se comprendre avec ce dernier et lui faire un compte rendu », a rappelé le patron de la CNTG.
C’est dans une atmosphère très tendue que la rencontre a pris fin, car certains travailleurs voulaient que la CNTG reprenne immédiatement la grève suite à cette augmentation du prix du carburant comme considèrent comme une augmentation fantaisiste.
Boubacar Sidy Bah et Ramatoulaye Bah
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