Le ministère de la Fonction publique, de la Réforme de l’Etat et de la Modernisation de l’administration a abrité vendredi 04 mai, les travaux de négociations entre l’Etat guinéen, représenté par l’inspecteur général du Travail, Alia Camara et les responsables du Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG) autour des 8 millions GNF proposés par les syndicalistes.
Au compte de cette première journée, les négociations ont porté sur la mise en place d’une commission paritaire, Gouvernement-Syndicats dont les travaux démarreront le vendredi prochain.
Après cette première rencontre, l’inspecteur général du travail, Alia Camara a invité les deux camps à plus de responsabilité.
« D’abord quelques observations ont été faites de la part du syndicat. Nous n’allons pas revenir sur toutes ces observations-là ici. Et par rapport à ces observations, nous avons demandés à la partie gouvernementale d’apporter les éléments de réponse la semaine prochaine. On se retrouvera vendredi pour apporter des éléments de réponse par rapport à ces observations préliminaires avant le vif du sujet. Et en dehors de ces observations préliminaires, nous nous sommes attaqués au vif du sujet, notamment la mise en place de la commission paritaire Gouvernement-Syndicat pour l’ouverture de ce couloir de négociations. Donc, les deux parties vont faire des désignations respectives, le syndicat va designer officiellement ses représentants à cette commission paritaire, le gouvernement va aussi designer ses représentants. La date limite de dépôt de la liste de ces représentants est fixée pour mardi prochain. Et les parties se retrouveront dans cette salle vendredi prochain pour la poursuite des négociations », a déclaré Alia Camara.
De son côté, le secrétaire général du SLECG, Aboubacar Soumah a appelé le gouvernement à respecter ses engagements pour le bien des deux parties.
« Comme pour toutes négociations il y a des préalables, donc on a donné tous ces préalables-là. Le gouvernement doit trouver des solutions à ces demandes avant de passer aux négociations proprement dites. On met la semaine prochaine à profit pour trouver la solution à toutes ces questions. Et nous allons aussi nous préparer puisque nous avons défini des termes de ces négociations. Nous allons nous retrouver, chaque partie (gouvernement et syndicat) pour designer des membres qui vont représenter les deux parties lors des négociations. Nous allons leur déposer une correspondance d’ici mardi prochain pour que le gouvernement prenne un arrêté nous conviant à l’ouverture proprement dite des négociations.
Quand il y a des négociations il faut obligatoirement une issue. Je suis sûr que les arguments ne nous manqueront pas pour arracher quelque chose des mains du gouvernement. Nous sommes prêts à faire des concessions. Néanmoins, nous verrons sur les 8 millions qu’on demande au gouvernement ce qu’on peut lâcher », a précisé Aboubacar Soumah.
Facely Diawara
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