Une réalité dont est conscient le ministre d’Etat, ministre de la Justice, Me Cheick Sako, qui rappelle en ces termes quelques réformes qu’il a entreprises depuis sa nomination.
« Quand je suis arrivé, j’ai dit que je n’ai pas d’amis et de parents dans la justice, et jusqu’à présent. Il y a des magistrats que j’ai appris à connaitre. Il y a de très bons magistrats dans notre pays, qui font très bien leur travail. Ça, il faut quand même le dire. Il faut que les gens arrêtent de jeter l’opprobre sur les magistrats », plante le garde des Sceaux en guise de décor.
« En revanche, poursuit l’ancien avocat du barreau de Montpellier, les brebis galleuses qui sont parmi les magistrats, on en a sanction déjà une quarantaine. Il y a eu des révocations. Et le Conseil va siéger très bientôt ».
Les faits, entre autres, reprochés à ces magistrats ‘‘indélicats’’ sont : l’insuffisance professionnelle répétitive ou avérée et des cas de corruption. Mais de l’avis de Me Sako, ce qui est important surtout, c’est de fixer des règles à respecter à la lettre.
« Et ceux qui ne les respectent pas, il faut que les sanctions tombent indistinctement. Il est évident que les magistrats qui se comportent dans le sens de la corruption. Nous, le seul instrument qu’on a, c’est de les sanctionner. Et il n’est pas facile de changer une personne qui est corrompue. Progressivement, on va nettoyer le corps de la justice, – ce n’est pas pour rien qu’il y a des promotions -, pour qu’on puisse sortir de ce cercle infernal de corruption ou d’incompétence.
Comme il n’y a pas de corrompus sans corrupteurs, le ministre fait mention d’une propension des acteurs politiques et sociaux guinéens à corrompre la justice, avant de prioriser la préoccupation de la justice dans ce délit. « Les gens, quand ils viennent voir les magistrats, ils leur proposent de l’argent. Mais moi, ce qui m’intéresse, c’est le côté des magistrats », conclut-il.
Mady Bangoura
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