[dropcap]L[/dropcap]e haut commissariat des droit de l’homme en collaboration avec la polyclinique internationale a organisé mercredi 27 juillet dans un respectif hôtelier de la place, un atelier de renforcement des capacités des aux officiers de la police judiciaire et magistrats, a-t-on constaté.
Cette rencontre qui se poursuivra jusqu’au 29 juillet prochain, a connu la présence du ministre de l’action sociale, de la promotion féminine et de l’enfance, Mme Sanaba Kaba, du président du Conseil des organisations de la société civile guinéenne, Dr. Dansa Kourouma, le Pr. Hassane Bah et du haut représentant du système des Nations-Unies en Guinée, Louis Marie Bouaka.
Dans son discours de bienvenue, le haut représentant du système des Nations-Unies a présenté le projet avant de définir les approches de l’atelier de formation.
Pour M. Bouaka, cette rencontre des acteurs judiciaires a pour objectif de renforcer la capacités des officiers de police judiciaire gendarmes sur les notions de lutte contre les violences basées sur le genre (VBG), faciliter une dialogue entre les deux corps médecins légistes et la police judiciaire en vue d’une bonne interprétation du contenu des certificats à l’issue de trois jours de formation.
»Cet atelier fait suite a une demande des médecins légistes dans le domaine des violences basées sur le genre. En droite ligne avec le gouvernement qui a lancé la campagne nationale de lutte contre les violences sexuelles et la mutilation génitale féminine la semaine précédente pour renforcer la scène pénale en Guinée », a t-il précisé.
De son Cote, le chargé de formation, le Pr. Hassane Bah a d’abord remercié Mme la ministre Sanaba Kaba pour avoir voulu honorer de sa présence à la cérémonie, mais aussi du haut représentant des droits de l’homme pour son accompagnement dans la lutte contre les violences faites aux femmes, les jeunes filles en Guinée.
Selon lui, ces phénomènes existent dans le pays surtout dans le milieu conjugal, lieu de travail, en milieu scolaire, sur le chemin de l’école et plus grave sur les filles mineures.
Il a par ailleurs invité tous les acteurs de la police judiciaire à la manifestation de la vérité, pour permettre de punir les auteurs à la hauteur de leur forfaiture.
« C’est a ce titre qu’ils pourront inverser la tendance », a déclaré le Pr. Bah.
Par ailleurs, la ministre de l’action sociale de la promotion féminine et de l’enfance a exprimé son angoisse face aux violences exercées à l’égard des femmes.
Un pays où les droits de l’homme ne sont respectés est un pays qui est à l’abri de la violence. Et Pour qu’il n’y ait pas de viol, il ne faudrait pas que nous soyons dans une situation de violence », a-t-il mis en exergue.
Avant de souligner toute la détermination du gouvernement à travers son département à accompagner les installations concernées qui œuvrent pour la cause dans l’atteinte de leur mission dans le pays.
»Nous faisons une interpellation auprès des parents pour veiller aux enfants pendant cette période de vacances, parce que la lutte contre la violence est une responsabilité partagée », a indiqué Mme Kaba.
Elle a ajouté que la prise en charge psychosociale et le traitement des victimes des violences sexuelles dans les contres sont gratuites.
A la fin de la cérémonie d’ouverture de l’atelier, les partenaires techniques et financiers ont été remerciés pour leur appui dans la lutte contre les violences basées sur le genre en Guinée .
Facely Diawara
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